Tout semble aller pour le mieux entre l'Algérie et l'Espagne. Depuis quelques mois, les relations connaissent une embellie certaine qui n'a échappé à personne. Les tensions diplomatiques semblent céder la place aux réalités économiques. En effet, les relations économiques entre les deux pays voisins sont relancées et connaissent un nouvel essor. Les nombreux accords signés en 2024, prouvent, on ne peut mieux, cette volonté mutuelle d'aller de l'avant, notamment au niveau de la coopération commerciale et industrielle. La brouille diplomatique de 2022 qui a affecté grandement les relations entre l'Algérie et l'Espagne, suite au revirement inattendu de l'Espagne concernant la question du Sahara occidental et qui a impacté les échanges commerciaux, s'estompent graduellement notamment depuis la nomination d’un nouveau ambassadeur de l'Algérie à Madrid en 2024. Depuis, les relations s'améliorent et une reprise économique progressive poursuit son chemin, relèvent de nombreux observateurs. Septembre 2024 : Une convention est signée entre la Chambre algérienne de Commerce et d’Industrie (CACI) et la Chambre de Commerce de Barcelone. Cette convention a sonné, semble-t-il, le début de l'embellie. 17 février 2025 : une nouvelle convention est signée entre l’entreprise algérienne «Méditerranée Polyester» et la société espagnole «Néo Résine». Cette convention concerne la production de résine en Algérie pour répondre à la demande locale avec des projections d'exportation. D'ailleurs, le DG de «Méditerranée Polyester», Said Hamza, n'a pas manqué de souligner toute l’importance de ce partenariat pour le marché algérien. Pour leur part, les services de Douanes ont mis en avant les mesures facilitant les opérations d’exportation hors hydrocarbures. Par ailleurs, une rencontre organisée par l’Organisation algérienne du Commerce et de l’Investissement social (OACIS) a permis à des opérateurs économiques des deux pays notamment ceux de la région d’Alicante de se lancer dans l'exploration de nouvelles perspectives de collaboration. Ainsi, le représentant du port d’Alicante, David José, s’est félicité du dynamisme des échanges commerciaux entre l’Espagne et l’Algérie, mettant en avant le développement du trafic maritime entre Alicante et Oran. Et ce n'est pas tout, puisque le coordinateur de la Chambre de commerce d’Alicante, Louis Ferrero Rozilio, a également souligné l’importance de ces rencontres pour renforcer les partenariats économiques entre les deux pays. Du coup, l’OACIS a signé un accord avec une société espagnole spécialisée dans la prospection, élargissant ainsi ses actions pour attirer davantage d’investissements en Algérie. Faut-il ajouter que le PDG de Sonatrach, Rachid Hachichi, a reçu une délégation de la société espagnole «Técnicas Reunidas», dirigée par Juan Llado Arburua. Les discussions ont porté sur les projets en cours, notamment la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud et une unité de production de polypropylène en Turquie. M. Hachichi a insisté sur l’importance de respecter les délais de réalisation des projets, rappelant que la raffinerie de Hassi Messaoud jouera un rôle clé dans l’augmentation de la production nationale de carburants et l’ouverture de nouvelles perspectives d’exportation. Ce sont ainsi, autant de signaux qui reflètent cette volonté des deux pays d'aller vers l'avant dans le domaine de la coopération économique. Il faut signaler que l'Algérie, malgré le différend sur la question du Sahara occidental, n'a jamais cessé ses livraisons de gaz au royaume d'Espagne, ce qui prouve sa sincère volonté de respecter ses engagements commerciaux. La récente visite du ministre de l'Intérieur, Brahim Merad, à l'Espagne, témoigne également de ce réchauffement qui pourrait d'ailleurs aboutir à une nouvelle phase dans la coopération entre les deux pays.
Par Synthèse de B. L.