Le ministre de la Culture, Zouhir Ballalou, a souligné à l’APN les efforts de l’État pour la réhabilitation du patrimoine, notamment la Casbah d’Alger, avec des projets de restauration avançant à un «rythme accéléré». La majorité des travaux seront achevés d’ici fin 2025 et 2026. Parmi les réalisations figurent la maison de la famille Bouhired, les mosquées du Dey, El Berrani et Ketchaoua, ainsi que le Mausolée de Sidi Abderrahmane Et-Thaâlibi. D’autres chantiers, comme la restauration du Palais du Dey et des Beys d’Alger, sont en cours. À l’occasion de la journée nationale de la Casbah d’Alger, Mebarek Kaci, directeur de l’Agence nationale des secteurs sauvegardés «ANSS», a fait le point sur la réhabilitation de ce joyau architectural lors de l’émission "L’invité du jour" sur la Chaîne 3 de la radio algérienne. Il a souligné que de nouveaux horizons s’ouvrent pour la restauration du patrimoine culturel immobilier de la citadelle, grâce aux efforts de l’État et du ministère de la Culture. «Nous réceptionnons les premiers projets de restauration de monuments, ce qui est une grande satisfaction. Les textes d’application révisés précisent désormais comment prendre en charge le patrimoine », a-t-il déclaré. Parmi les projets achevés et ouverts au public, il a cité les mosquées de Ketchaoua, du Dey et d’El Berrani, ainsi que des sites comme le Hammam, le quartier des janissaires et la Poudrière. Concernant le budget dédié à la restauration de la Casbah, 24 milliards de dinars provenant du budget de l'État, ainsi que 5 milliards de dinars du budget de la wilaya, ont été alloués à la mise en œuvre du plan permanent de conservation et de valorisation du secteur sauvegardé de la Casbah d'Alger, adopté en 2012. Concernant les 693 bâtisses privées menaçant ruine, Kaci a expliqué qu’une commission mixte travaille à trouver des solutions de financement pour leur réhabilitation. Il a également souligné l’importance de la collaboration avec les habitants : «Nous disposons d’une cellule d’écoute pour recueillir leurs doléances et les conseiller sur les mesures à prendre pour préserver ce patrimoine». La Casbah, symbole historique et culturel, continue ainsi sa renaissance grâce à une approche concertée entre institutions et population. Souhaitons que de telles opérations soient lancées dans d’autres villes comme à Oran et à Constantine.