Education nationale. Ce que les syndicats proposent

L’amélioration de la qualité de l’enseignement et des conditions de travail dans le secteur de l’éducation passent inévitablement par l’enrichissement du statut particulier de l’enseignant docent et du travailleur de l’éducation. Valorisation de diplomes, création de nouveaux grades, favorisation de l’expérience, formation et diplôme pour l’obtention de promotions …, réduction de l’âge de retraite, valorisation des primes et des indemnités, telles sont, entres autres propositions formulées par les syndicats du secteur lors de leurs rencontres avec le ministre pour permettre d’atteindre un niveau de performance et de rentabilité de l’enseignant et du travailleur. Il s’agit d’une démarche considérée «inclusive» et «participative» et qui devrait, selon des spécialistes du secteur de l’éducation, permettre de mieux répondre aux aspirations du corps travailleur et enseignant du secteur de l’éducation nationale. Ainsi, le cycle de rencontres de concertation et de dialogue entre le ministère de l’Education nationale et les représentants des organisations syndicales agrées se poursuit et s’enrichit au fil des semaines laissant constamment ouvertes les portes du dialogue. Après le Snapap et d’autres syndicats, la semaine dernière, le ministre de l’Éducation nationale, Mohammed Seghir Sadaoui, a enchainé jeudi avec plusieurs autres syndicats du secteur réitérant la détermination de son département à aller de l’avant et de concert avec les représentations syndicales des travailleurs de l’Education dans le cadre de la prise en charge de leurs propositions visant l’enrichissement des projets du statut particulier et du régime indemnitaire. Le gouvernement a, par la voix du ministère de l’Education, fait montre de sa disposition à écouter les observations et les suggestions formulées par les professionnels et les travailleurs de l’Education afin de garantir la stabilité sociale et professionnelle. Cette nouvelle rencontre du ministre avec les syndicats traduit une nouvelle fois l’engagement ferme de l’Etat et du président de la république à être en permanence à l’écoute. Une rencontre donc qui s’inscrit dans une série de discussions visant à recueillir les observations et propositions concernant le statut particulier et le régime indemnitaire, ainsi que les préoccupations socioprofessionnelles des fonctionnaires est-t-il, en effet, stipulé dans un communiqué du ministère de l’Éducation. À cette occasion, Sadaoui a rencontré le Coordinateur national du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST). Celui- ci a présenté plusieurs propositions et observations qui portent sur l’importance de revendiquer un statut particulier pour les enseignants, de valoriser le diplôme de l’École normale supérieure des enseignants (qui sanctionne une formation de 5 ans-BAC+5), et de permettre le recrutement direct des diplômés de cette école, sans obligation de stage. Le Coordinateur a également suggéré de réhabiliter le statut de l’enseignant docent, de créer de nouveaux grades, de valoriser les diplômes, et d’adopter des mécanismes de promotion basés uniquement sur l’expérience, la formation et le diplôme. Il a proposé d’intégrer les enseignants de l’enseignement secondaire classés dans les catégories 13, 14 et 16 aux grades supérieurs, sans conditions, tout en maintenant la prise en compte de l’ancienneté acquise avant cette intégration. Autant de propositions qui devront ouvroir de nouveaux horizons et perspectives aux cadres set enseignants du secteur. Le ministre a également reçu le secrétaire général du Conseil d’enseignants des Lycées d’Algérie (CLA). Ce dernier a plaidé en faveur de l’intégration et la promotion des enseignants sans distinction, ainsi que pour la valorisation des diplômes des Ecoles normales supérieures en tant que référence dans le processus de recrutement. Il a également évoqué la nécessité de valoriser l’expérience professionnelle, de mettre en place des promotions automatiques, de réajuster les grades de base à partir de la catégorie 14, et de réviser le régime disciplinaire. De plus, Sadaoui a rencontré le président de l’Organisation algérienne des professeurs de l’éducation (OAPE), qui a souligné l’importance d’uniformiser la classification des grades et d’adopter un volume horaire de 15 heures pour tous les cycles. Il a également demandé l’intégration systématique de tous les enseignants aux grades supérieurs, la révision des articles 58 et 59 du statut particulier pour supprimer les sanctions contre les enseignants, et la protection de leurs droits professionnels. Parmi les propositions de l’OAPE figuraient la valorisation des primes et indemnités, la réduction de l’âge de la retraite de 5 ans, ainsi que l’intégration des enseignants contractuels et la réaffectation des titulaires de magistère et de doctorat, tout en leur accordant les mêmes privilèges que ceux qui souhaitent rester dans le secteur.


ads