L’arganier en Algérie, un défi !

L'Algérie lance un projet ambitieux de plantation d'arganiers dans plusieurs wilayas, avec l'objectif de produire localement de l'huile d'argan, prisée à l'international pour ses vertus. Le gouvernement a lancé un projet ambitieux de plantation d'arganiers dans plusieurs wilayas, dont Tindouf, Béchar, El Bayadh, Naâma, Mostaganem et Chlef, avec l’objectif de produire localement de l’huile d’argan. Ce projet, soutenu par un partenariat avec une entreprise algéro-italienne, vise à revitaliser l'arganier, endémique de la région de Tindouf, et à lutter contre la désertification. L’initiative pourrait stimuler l'économie rurale, créer des emplois, notamment pour les femmes, et favoriser une agriculture durable. En plus de ses avantages économiques, l'arganier joue un rôle écologique crucial en préservant la biodiversité et en freinant l’érosion des sols. Ce projet s'inscrit dans une politique de diversification économique et de développement durable, visant à réduire la dépendance aux hydrocarbures tout en préservant un patrimoine naturel unique. L'arganier, une espèce endémique résistante aux conditions climatiques difficiles, devient un élément clé de la stratégie de la Direction générale des Forêts (DGF) pour renforcer le Barrage vert, particulièrement dans les zones arides et sahariennes. Dans le cadre de la stratégie nationale de développement de l’arganier, Sabrina Rachedi, directrice du programme du Barrage vert à la DGF, a, lors de son intervention de «L'Invité du jour » sur la Chaîne 3 de la radio algérienne, annoncé la plantation de 184 000 arganiers sur 1 000 hectares pendant la campagne 2024/2025. Ce projet, mené à la fois in situ dans la wilaya de Tindouf et ex-situ dans six autres wilayas, vise à reboiser des régions propices à sa croissance tout en créant des opportunités économiques pour les populations locales, notamment grâce à l'exploitation des huiles d'argan dans les secteurs agroalimentaire et pharmaceutique.


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