L’Algérie voit grand et peut dorénavant rivaliser avec les grands projets à vous faire rêver, à vous couper le souffle. Impossible n’est pas algérien. Le pays en est venu aux grandes réalisations en un temps record. Une sacrée avancée digne des grandes Nations, des puissances du monde. La visite historique du président à Oran avec à la clé une mise en service de ce qui est d’ores et déjà considéré comme la plus grande station de dessalement en Afrique a été, à tous points de vue, un vrai défi de la sécurité hydrique voire une incarnation des hommes de l’Algérie nouvelle. Décidemment, les citoyens oranais actuels et leurs générations d’avenir resteront pour très longtemps reconnaissants à l’Etat et à leur président pour ce projet grandiose qui les délivre enfin du souci des restrictions d’alimentation en eau durant les saisons de pointe et de surconsommation. On sait sans pour autant se tromper, que le liquide précieux dans les robinets des familles oranaises a été durant longtemps au cœur des espérances et des lamentations. Il était pour ainsi l’éternel défi des oranais mais aussi celui des autorités supérieures nationales. Incontestablement, c’est le défi de la sécurité hydrique qui vient de se concrétiser sur la réalité du terrain avec l'inauguration jeudi par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, de l'usine de dessalement d'eau de mer d’Oran. Un méga projet, un investissement lourd consentis en plus par des compétences 100 % nationales ce qui est en soi une prouesse. Avec une telle réalisation, l'Algérie franchit un pas géant dans la concrétisation d'un vaste plan visant à créer un dispositif intégré de cinq usines dessalement pour renforcer les raccordements des populations des wilayas concernées aux réseaux d’eau potable du pays. Un exemple concret et éloquent de l'Algérie Nouvelle qui est capable de relever les défis en un temps record et avec sa main d'œuvre locale. Lors de sa visite de travail historique, ce jeudi, durant laquelle il a procédé à l'inauguration de la plus grande usine de dessalement d'eau de mer en Algérie, située à Cap Blanc (Ain El Karma), le président de la République a affirmé que sa réalisation en moins de 26 mois, "c'est ce qu'on appelle l'Algérie victorieuse", soulignant "que nous sommes arrivés au stade des grandes réalisations en un temps record et avec les technologies les plus modernes". "Grâce à la volonté des hommes, du simple ouvrier au plus haut cadre, le défi a été relevé", s'est réjoui le président de la République, ajoutant que "l'Algérie indépendante... d'où elle a commencé et où elle en est arrivée ? Nous voici au stade des grandes réalisations en un temps record et avec les technologies les plus modernes". "Je ne trouve pas de mots pour remercier tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce grand projet. Félicitations à l'Algérie et aux Algériens", a poursuivi le Président Tebboune. Cette inauguration intervient donc à peine 26 mois après la pose de la première pierre de ce projet d'envergure par le président de la République, en juin 2022. Contrairement aux stations construites par le passé en partenariat avec des entreprises étrangères, ce programme a été confié aux filiales du groupes Sonatrach et Cosider, vu leur compétence reconnue en construction, ingénierie et études, un fait salué à plusieurs reprises par le président de la République. Ainsi, les compétences algériennes auraient économisé au pays près d'un milliard de dollars pour les 5 stations de dessalement, en plus du gain de temps puisque le défi a été relevé en seulement 26 mois, alors que, par le passé, des projets n'étaient pas achevés même 10 ans après leur lancement, avec des pertes sèches pour le trésor public. "C'est ça l'Algérie Nouvelle, l'Algérie des défis, défis relevés par les mains algériennes", estime un observateur. A ce propos, le Président directeur général de Sonatrach, Rachid Hachichi, a affirmé lors d’une présentation sur l’usine de dessalement d’Oran, à l'occasion de son inauguration par le président de la République, que le taux d’intégration des produits nationaux dans les usines de dessalement de l’eau de mer a atteint 30%. Il a précisé que "les cinq usines de dessalement réalisées dans le cadre du plan d’urgence présidentiel ont été construites avec des compétences 100% algériennes et que le taux d’intégration des produits nationaux dans ces infrastructures a atteint 30%". L'importance de ce programme provient non seulement de la capacité totale des cinq usines, estimée à 1,5 million de M3/j mais aussi de son objectif stratégique qui lui est assigné : doubler la part de l'eau dessalée dans la couverture de la demande en eau potable, la faisant passer de 18% actuellement à 42%. Ce qui explique le besoin sans cesse accru vers l’exploitation de la capacité d’eau dessalée dans la couverture de la demande des ménages essentiellement. Ce projet ambitieux prévoit la construction de cinq usines de dessalement dans les wilayas d’El Tarf (Koudiet Draouch), Béjaïa (Tighremt-Toudja), Boumerdès (Cap Djinet), Tipaza (Fouka) et Oran (Cap blanc) pour un investissement avoisinant 2,4 milliards de dollars. Ces infrastructures porteront la production nationale d'eau potable issue du dessalement de 2,2 millions de M3/j à 3,7 millions de M3/jour. Les nouvelles usines, d’une capacité de 300.000 m³/jour chacune, permettront d'approvisionner 15 millions de citoyens en eau potable.
Inauguration de l'usine de dessalement d'Oran. Les défis «records» de l'Algérie Nouvelle
- par B.kamel
- Le 21 Février 2025
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