Formation professionnelle : s’adapter au marché !

Le secteur de la formation professionnelle propose 312.225 nouvelles places pour la rentrée du 23 février, réparties entre apprentissage, formation en présentiel et à distance. Il inclut des formations pour les femmes au foyer, l'alphabétisation, et les chômeurs. Le ministère offre 406 spécialités, dont de nouvelles formations dans des domaines comme l'aéronautique, la manutention aéroportuaire, et l'agriculture. Les secteurs prioritaires sont l'industrie, l'hôtellerie, l'agriculture, les énergies renouvelables et la numérisation. Plus de 1.200 établissements de formation sont répartis sur tout le territoire, avec des projets de centres d'excellence pour mieux répondre aux besoins du marché. En effet, le ministre de la Formation professionnelle, Yacine El-Mahdi Oualid, a souligné à Tizi-Ouzou l'importance d'adapter les offres de formation aux besoins spécifiques du marché du travail de chaque wilaya pour améliorer l'insertion des diplômés. Il a précisé que l'objectif du secteur est d'augmenter le taux d'intégration des diplômés en ajustant les formations à ces besoins. Concernant la session de formation de février, il a annoncé que les inscriptions se feront sans papier et que les offres de formation seront révisées pour mieux correspondre aux réalités économiques locales. Le ministère prévoit la création de 15 centres d'excellence, dont l’un à Tipasa, pour améliorer l'insertion professionnelle et encourager l’entrepreneuriat. Ce projet s'inscrit dans une stratégie de modernisation, incluant la révision de la nomenclature et la numérisation du secteur, avec une plateforme numérique ayant déjà inscrit 190 000 jeunes à distance. Le ministre a détaillé le projet de création de 15 centres d'excellence régionaux, adaptés aux spécificités industrielles locales, afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail. Un centre d'excellence spécialisé dans l'industrie textile ouvrira bientôt à Bouira, et d'autres centres seront déployés dans des domaines tels que l'agroalimentaire, la mécanique automobile et l'industrie pharmaceutique. Ces centres visent à améliorer l'insertion professionnelle des diplômés, tout en encourageant l'entrepreneuriat. Le ministre a annoncé des mesures de soutien à l'entrepreneuriat, permettant aux jeunes de domicilier leurs activités dans les établissements de formation et de bénéficier d’un financement ainsi que de formations en auto-entrepreneuriat. Un concours sur l'innovation et la création de startups est également prévu en collaboration avec le ministère des start-ups.


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