Atteinte à l’Etat, ses institutions et les citoyens via les réseaux sociaux. La justice frappera d'une main de fer

Une société qui se respecte ne se construit pas avec l’insulte. Dans un Etat de droit ou chacun est soumis à des devoirs, il est primordial de respecter l’Etat en premier lieu et autrui. Souvent ces «petites phrases» prononcées sous couvert d’anonymat ou de liberté d’expression par les réseaux sociaux contre l’Etat ou les personnes peuvent provoquer une zizanie. Comment donc lutter contre les injures, les menaces et les diffamations ? Il s’agit d’un fléau qui s’est répandu dans le pays ces dernières années et contre lequel le ministère de la justice a décidé de réagir vigoureusement par la force de la loi. Il était grand temps. Les nouvelles modifications apportées au code pénal de matière de lutte contre les attaques et atteintes à l’Etat et aux personnes sous couvert de liberté d’expression prévoient l’emprisonnement et de lourdes amendes à l’endroit des coupables. Devant la prolifération des dérapages et les diffamations via les réseaux sociaux contre l’Etat, ses institutions et les personnes, il est devenu quasiment nécessaire de mettre un terme à ces «pratiques» qui n’honorent pas en premier lieu leurs propriétaires car n’entrant pas dans les valeurs de la république, de la société et de la religion. L’Etat algérien a décidé de combattre par tous les moyens légaux et juridiques contre ce fléau qui a gangrené la société ces dernières années à force d’usage abusif et exagéré de réseaux sociaux. Les risques liés à l’usage altéré des réseaux sociaux ont démontré que les enfants sont des sujets considérés vulnérables. Un sondage d’un média arabophone avait montré que des parents poussés par le gain de la célébrité, poussaient leurs enfants à faire usage de contenus par dss Tik tok et de réseaux sociaux sans pour autant en réaliser ou en deviner les lourdes conséquences psychologiques ou morales. Mais, il est un autre phénomène beaucoup plus aggravant et atroce à la fois et qui concerne les atteintes gratuites ou injustifiées contre l’Etat, la république et ses institutions. Le ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaâ, a affirmé, mardi, qu’il n’hésitera pas à appliquer la loi contre toute personne qui exploite les réseaux sociaux pour porter atteinte à l’État algérien ou à ses institutions. Le ministre de la justice qui s’exprimait lors d’une réponse orale aux préoccupations soulevées par des députés à l’Assemblée populaire nationale (APN), s’est montré catégorique insistant sur le fait que l’Algérie ne se construit pas par l’insulte, la diffamation ou le dénigrement. Il a également mis en garde contre toute atteinte aux institutions de l’État sous couvert de liberté d’expression. Le ministre a souligné que les droits des citoyens sont de plus en plus violés via Facebook, affirmant qu’il ne pardonnera pas les personnes impliquées dans de tels actes. Il a promis que la loi serait appliquée avec fermeté dans ces affaires, sans aucune tolérance. Concernant la question des prétendus «prisonniers d’opinion», le ministre de la Justice a affirmé que la justice algérienne traite les dossiers conformément à la loi, niant l’existence de tout prisonnier d’opinion dans le pays. Il a rappelé que l’Algérie est un État de droit, depuis la Constitution jusqu’aux législations et aux engagements du président de la République, tout en mettant en avant son ouverture aux critiques dans le respect de l’éthique. Il a expliqué que les allégations concernant la convocation de militants d’opinion par la justice algérienne ne sont que des rumeurs propagées par les ennemis de l’Algérie pour ternir son image. Le ministre a réaffirmé que la liberté d’expression est garantie à toute personne qui respecte les limites de l’éthique, précisant que les lois algériennes protègent les citoyens sans restreindre les libertés. Il a également noté que le peuple algérien n’acceptera pas l’insulte, la diffamation ou le dénigrement, considérant que le respect des valeurs éthiques est essentiel dans tout débat public. Par ailleurs, il a souligné que les amendements inclus dans le projet de loi organique concernant le tribunal des conflits visent à améliorer son fonctionnement et à simplifier ses procédures, afin de servir la justice avec une plus grande efficacité.


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