Sous le thème «Nos enfants et les défis de la mondialisation numérique» que s’est ouvert lundi à la salle des conférences de la Mosquée pôle Ibn Badis à Oran, la journée d’études de sensibilisation sur le phénomène des dangers de l’utilisation par les enfants et les mineurs de l’Internet. Un événement placé sous l’égide du ministère de la Poste des Technologies de l’information et de la communication (PTICs) qui a vu la participation de représentants du ministère de la Défense nationale (MDN), de l’Intérieur et des collectivités locales, la Protection civile, les services de sécurité, les experts et pas moins de 30 autres secteurs clés présents au lieu de 20 invités initialement dont la Santé, la Justice, les Affaires religieuses et les wakfs, la Jeunesse et des sports, l'Éducation, les Affaires sociale et la solidarité, la Poste et les télécommunications, les médecins cliniciens de la prévention, psychologues, et les parents d’élèves.. Un rendez-vous qui entre dans le cadre de la campagne nationale sur la protection des enfants sur les dangers de l’utilisation de l’Internet lancée du 8 jusqu’au 14 février courant à travers notamment les établissements (CEM et lycées), les mosquées, les lieux publics habilités, comme la santé, les affaires sociales et la jeunesse sans exclure les centres et maisons de culture. Une thématique aussi sensible et pertinente à la fois ne pouvait, se faisant, faire l’impasse sur la mission stratégique dédiée aux acteurs principaux de la lutte comme les services de sécurité et les experts en second lieu mais aussi le rôle des parents qui consiste à contrôler en permanence les enfants dans les foyers après les classes. Ces parents qui sont reconnus comme «un partenaire officiel et incontournable de la société» comme l’a souligné dans son intervention, le président de la Fédération des associations de parents d’élèves Kamel Mohamed. Il est un aspect sur lequel ont insisté, lors de ce colloque, les experts et qui n’est autre que celui de la «Synergie entre l’approche sociétale et l’approche active qui doit être vitale et nécessaire» aux yeux de l’expert, le Dr Brahmi Abderezek de l’université Oran 2, ce qui exige selon lui «un rapprochement plus efficace entre le travail scientifique et académique à travers la recherche et le travail de terrain fourni essentiellement par les institutions de lutte spécialisées».
Cet expert a cerné son approche en une «Stratégie» qui repose sur quatre axes fondamentaux: les experts, les programme de protection, les activités de sensibilisation et enfin ce qu’il appelle «Citoyenneté active et électronique», un concept médian qui allie recherche académique et les actions de sensibilisation sur l’Internet. Il dira à ce sujet avoir distribué en 2018 plus de 25.000 dépliants par les mosquées les morchidates et les établissements scolaires mais axé également sur le rôle non négligeable des «médias intelligents connectés» dans la préservation de la citoyenneté électronique, appelant avoir suggérée depuis 2017 une stratégie multisectorielle de protection». L’enfant a un droit constitutionnel de protection autant que pour les adultes» argue-t-il avant de rappeler que «Nous sommes tous responsables, devant ce phénomène de la dépendance électronique des enfants.. Le représentant de la gendarmerie nationale par la voie du Chef de la section de la lutte contre la cybercriminalité du Groupement territorial de la wilaya d’Oran a, pour sa part, axé son intervention sur les dangers des réseaux sociaux et jeux vidéo chez les enfants et les mineurs, détaillant dans ce cadre les infractions dont sont coupables les «mauvais utilisateurs» de l’Internet comme les actes d’escroquerie, les prélèvement d’argent illicites sur les comptes postaux, les piratages de noms et adresses d’enfants et mineurs et leur utilisation à d’autres fins sans oublier le rôle négatif de certaines applications et jeux vidéo pour enfants qui engendrent par exemple le suicide ou les atteintes à des représentations ou symboles religieux sacrés. Il rassurera, dans ce sens, les présents et les parents en particulier sur les moyens de technologie sophistiqués utilisés par la gendarmerie nationale, dans l’élucidation des affaires complexes de la criminalité électronique. En 2024, sur 72 affaires de criminalité électronique, 34 d’entre elles ont été traitées et 42 personnes ont été arrêtées dont 19 écrouées dans la wilaya d’Oran selon, la gendarmerie nationale.
Lutte contre la cybercriminalité et les dangers de l’utilisation du Net par les enfants. 34 affaires traitées et 42 personnes arrêtées dont 19 écrouées en 2024
- par B. Habib
- Le 11 Février 2025
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