Les pouvoirs publics de tutelle de la SNTF révisent leur copie. C’est officiellement acquis. L’Algérie veut moderniser ses installations et équipements ferroviaires. L’objectif est de hisser les voyages à un standing de confort et de qualité internationaux. Pourquoi pas ? Le pays riche par son potentiel touristique et naturel mérite d’investir pour améliorer les voyages, capter plus d'opportunités d’affaires et d’investissements. On le disait déjà, le pays est très fertile en patrimoine ferroviaire dont des réseaux immenses s’étendant jusqu’au sud du pays, des richesses naturelles à couper le souffle sans oublier d’anciennes gares ferroviaires coloniales dont plusieurs sont fermées ou à l’abandon et que l’Etat veut ressusciter. En 2024 déjà, la SNTF avait annoncé un Plan d’investissement massif avec l’appui du gouvernement afin de moderniser les chemins de fer algériens et les doter de plus d’engins roulants. Selon certaines informations, il pourrait s’agir de la dotation en tout de 600 locomotives et de 400 voitures. Au vu de l’étendue du réseau ferroviaire national en place et qui pourrait avoisiner les 8000 km, les chemins de fer veulent acquérir du matériel roulant neuf et sophistiqué. Parmi les 378 milliards de DA (environ 2,8 milliards de dollars) dans le cadre du plan d’investissement de la SNTF, la société a annoncé avoir reçu en janvier 138 milliards de DA. Le réseau ferroviaire sera bientôt doté de locomotives et de voitures pour passagers. En 2022 déjà le réseau ferroviaire était long de 6.300 km sans tenir compte des nouvelles extensions par exemple de Ghar Djbilet. Ce qui par conséquent a exigé un investissement supplémentaire afin de doter les extensions de nouvelles locomotives et de voitures mais des gares ferroviaires aussi cela s’entend. En tous les cas, la Société Nationale des Transports Ferroviaires (SNTF) a annoncé un vaste programme d’investissement visant à moderniser et développer le réseau ferroviaire algérien d’ici à 2035. Doté d’un budget de 378 milliards de dinars, ce plan stratégique prévoit l’acquisition de nouveaux équipements, la réhabilitation des infrastructures ainsi que la mise en place de services innovants pour améliorer l’expérience et les conditions des voyageurs. Selon Sofiane Aïbèche, directeur de la gestion et du contrôle des participations à la SNTF, les pouvoirs publics ont validé un financement par étapes, avec une première tranche de 138 milliards de dinars. C’est parier que nos locomotives vont bientôt circuler à une puissance des trains européens. Tout porte à le croire, en effet, si l’on tient compte des engagements de la SNTF et de la volonté manifeste du gouvernement de développer ce patrimoine catalyseur de revenus économiques importants. Cette somme servira principalement à l’acquisition de 400 nouvelles voitures voyageurs et de locomotives. Le projet inclut plusieurs types d’équipements modernes telles des locomotives à haute puissance, des voitures de transport de passagers, des trains automoteurs, des trains à grande vitesse, des wagons de fret et des locomotives de manœuvre… Ce programme vise à répondre à la demande croissante de mobilité et à améliorer la qualité du service ferroviaire en Algérie. L’un des objectifs majeurs de ce plan est la création d’une industrie ferroviaire locale. La SNTF ambitionne d’attirer des fabricants et investisseurs spécialisés afin de produire du matériel roulant en Algérie. Cette approche permettra non seulement de réduire les coûts d’importation, mais aussi de développer une expertise nationale et, à terme, d’envisager l’exportation de matériel ferroviaire vers d’autres pays. Le directeur de la SNTF a souligné également que l’Algérie dispose d’un fort potentiel industriel dans ce domaine, ce qui renforce l’optimisme quant à la réussite de cette stratégie de localisation. En parallèle à l’acquisition de nouveaux équipements, la SNTF prévoit la réhabilitation de 94 gares ferroviaires à travers le pays. Un programme spécifique a été lancé pour la rénovation complète de 8 grandes gares situées à Alger, Sidi Bel Abbès, Oran, Souk Ahras, Skikda, Annaba, Chlef et Aïn Témouchent. Afin d’améliorer l’expérience des voyageurs, la société compte également installer des distributeurs automatiques de billets dans ses gares. Cette initiative vise à réduire les files d’attente et à simplifier les transactions pour les usagers. Selon Aïbèche, cette opération progresse à un bon rythme et les cahiers des charges ont déjà été déposés auprès de la commission des marchés pour finalisation. L’année 2024 a été marquée par une augmentation de l’activité de la SNTF, avec 113 015 trajets enregistrés : 21 213 trajets dédiés au transport de marchandises et 91 802 trajets pour les voyageurs. Cette dynamique s’est traduite par une croissance du chiffre d’affaires de 3,8 %, atteignant 2,8 milliards de dinars. Ces résultats témoignent d’une demande accrue pour le transport ferroviaire et renforcent la nécessité de moderniser et d’élargir l’offre de services. Avec ce programme, la SNTF marque une étape clé dans la transformation du réseau ferroviaire algérien. Entre modernisation du matériel roulant, développement d’une industrie locale et amélioration des services, ce plan devrait permettre d’optimiser la mobilité des citoyens tout en renforçant la compétitivité du secteur ferroviaire en Algérie.
Plan stratégique pour moderniser le transport ferroviaire. La SNTF voit grand
- par B.kamel
- Le 04 Février 2025
- 233 visites
