Génocide israélien à Ghaza. Les Ghazaoouis reviennent à la terre natale

Après la proclamation officielle du cessez le feu entre Hamas et Netanyahou, les Ghazaoouis rentrent chez eux pour rejoindre et survivre devant leurs maisons détruites ou ensevelies par les attaques meurtrières. Les images transmises via les chaînes satellitaires montrent cette détermination sans faille de cette marrée humaine, une déferlante qui veut revenir au pays natal, meurtri après 15 mois de guerre sans merci. Plus de 300 000 Palestiniens déplacés sont retournés dans le nord de la Bande de Ghaza à la suite d'un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, a déclaré le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza. Selon son communiqué, «après 470 jours, plus de 300 000 personnes déplacées dans le sud et le centre de la Bande de Ghaza sont rentrées aujour-d'hui dans les gouvernorats du Nord par les rues Rachid (ouest) et Salah al-Din (est)». Des centaines de milliers de civils déplacés ont repris le chemin du retour après une nuit entière de marche, lundi dernier. L’accord, entré en vigueur le 19 janvier, a suspendu la guerre génocidaire qu'Israël qui a tué plus de 47 300 Palestiniens, dont la majorité sont des femmes et des enfants, et plus 111 400 blessés selon les chiffres officiels. Les attaques génocidaires israéliennes contre la population ghazaoouis ont fait plus de 11 000 disparus, causé des destructions massives et provoqué l'une des pires catastrophes humanitaires. Un communiqué du ministère fait état de 14 corps extraits des décombres, cinq ont succombé à leurs blessures et quatre ont perdu la vie lors d'attaques israéliennes. Le ministère de la santé palestinien a ajouté que 11 autres personnes ont subi des blessures, ce qui porte le nombre de blessés lors des attaques israéliennes à 111 483. «De nombreuses personnes sont toujours piégées sous les décombres et sur les routes, les secouristes n'ayant pu les atteindre», est-il ajouté. Pour rappel, le ministère de la Santé a publié au mois de novembre 2024 un nouveau bilan faisant état de la mort d'au moins 40.988 Palestiniens et de 94.825 blessés des suites des opérations militaires de l'armée israélienne dans l'enclave palestinienne depuis le début de la guerre de Ggaza. Les femmes et les enfants représentaient "près de 70 %" des victimes, a affirmé l'ONU vendredi. Le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme a mené une minutieuse vérification d'un décompte partiel des victimes 8 119 sur plus de 34 500 au total de la guerre menée par Israël. En novembre dernier, la Cour pénale internationale (CPI) a délivré des mandats d'arrêt à l'encontre du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu et de son ancien ministre de la défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité perpétrés dans la Bande de Ghaza.


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