L'Association des parlementaires algériens vient de réagir contre ce qu'elle a qualifié de "discrimination raciale de l'Europe à l'encontre des immigrés étrangers dans la législation, les politiques, le harcèlement sécuritaire, les restrictions d'opinion, les restrictions du droit d'asile et l'interdiction du hijab de manière raciste contre les Musulmans ainsi que sur le marché du travail et du logement". Dans son long communiqué qui nous a été transmis, il est fait état "des violations des Droits de l'Homme sur votre territoire". Il s'agit aussi d'un discours de haine qui se propage parmi les politiques exercées par certaines capitales européennes pour conquérir les électeurs. Ceci, poursuit le communiqué, "alimente les sentiments de haine, de racisme et génère des manifestations de violence et de crimes contre les immigrés d'où la création de groupes d'extrême droite et de terrorisme". L'Association des parlementaires algériens s'insurge contre la position des députés européens car, selon elle, "le Parlement européen, soucieux des Droits de l'Homme en Algérie, devrait prêter attention aux conditions des réfugiés dans certains pays européens où les migrants sont contraints de vivre dans des centres de détention et des camps et travailler conjointement avec les différents gouvernements pour mettre fin aux retours et expulsions forcés. Ces pratiques sont menées, hélas, en parfaite violation des Droits de l'Homme et des accords internationaux. Dans son long communiqué, l'Association des parlementaires algériens a énuméré une série de cas où il s'agit purement de non assistance et de violation des droits humains. L'intérêt du Parlement européen pour l'Europe intérieure atténuerait les violations racistes et les discriminations anti-immigrés en Europe dont les images sont encore gravées dans la conscience humaine après que la France ait promulgué la loi de 2004 interdisant le hijab et la violation de la liberté de croyance. L'Italie, poursuit le communiqué, a refusé d’accueillir en mer des navires de sauvetage de migrants, à l’époque de l’ancien ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, et son refus en 2019 de recevoir le navire de sauvetage «Aquarius» et a laissé les migrants bloqués en mer pendant des semaines» et la loi de 2018 lorsqu’elle a imposé des sanctions, réduisant l’assistance sociale contre les zones de migrants, ou la Grèce dans son traitement des réfugiés dans les camps de «Moria», sur l’île de Lesbos, entre autres. Le communiqué cite plusieurs violations commises au Danemark, Grèce, Allemagne contre des humains. Il s'agit du scandale de l'État de Hesse en 2020, et de ses policiers, échangeant des messages racistes et anti-étrangers via des groupes sur Internet ou le Royaume-Uni et le scandale «Windrush» en 2018, et le ciblage par le gouvernement britannique des immigrants de pays des Caraïbes (la génération Windrush, ou en Suède, et l'inspection raciste des personnes à la peau foncée dans les lieux publics ou en Belgique) et la discrimination sur le marché du travail à l'encontre de noms arabes ou africains, ou encore les déclarations officielles racistes en 2018, de l’ancien député autrichien Chancelier Heinz. Christian Strache avait déclaré que les Musulmans «représentent une menace pour la culture chrétienne». Le communiqué et après ce long réquisitoire fait un constat sans complaisance de violation des Droits de l’Homme en Europe dont les racines s’étendent du vieux colonialisme au nouveau colonialisme, va bien au-delà de la question de la liberté d’expression. Il s'agit, selon les termes acerbes de l'ingérence répétée dans les affaires nationales d'un pays pour aider les criminels à échapper à la punition de vous mettre dans une situation qui ne fait pas honneur à votre corps, à vos parlementaires ou à leurs fonctions parlementaires, et au comportement imprudent de certains représentants mercenaires. Le communiqué s'interroge sur les objectifs des politiques des lobbies hostiles à notre pays l'Algérie, ni à sa réputation, ni à sa souveraineté qui a été renforcée par ses prises de position.
Association des parlementaires algériens. Le Parlement européen dans la ligne de mire
- par Nadira FOUDAD
- Le 26 Janvier 2025
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