Le Ramadhan 2025 sera-t-il plus clément que celui de l’année passée ? Quelles mesures afin d’assurer l’approvisionnement des marchés durant ce mois spécial de l’année ? Et que devront-elles apporter de plus, de nouveau ? La question de la disponibilité du marché en produits de consommation de nécessité est récurrente à la veille de cette échéance de solidarité avec les pauvres et les citoyens au revenu mensuel, plus ou moins modeste, d’autant plus que le contexte économique actuellement « favorable », plaide en faveur d’une amélioration du pouvoir d’achat à travers notamment une politique commerciale équitable et juste de distribution des produits sur les marchés et une pratique de prix accessibles au porte-monnaie du consommateur lambda durant le Ramadhan. Ce qui semble, à première vue, marcher et fonctionner à merveille durant les Ramadhans passés sont incontestablement ces marchés de proximité qui offrent des prix de produits à la poche mais pour peu qu’ils soient en revanche multipliés voire densifiés à travers les communes et les daïras du pays durant le Ramadhan 2025. Les expériences ont en effet démontré que plus on met le pactole sur le marché, moins résiste la tentation des marges de bénéfices exorbitantes. Il y a aussi, rappelons-le, des mesures proactives qui ont fortement agi sur les prix à travers la disponibilité entre autres des matières premières d’huile et de la poudre de lait pour satisfaire la demande. Dans ce registre, le ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Tayeb Zitouni, a affirmé, lundi à Béchar, que des mesures ont été prises pour assurer la disponibilité de l’ensemble des produits, notamment de base, à des prix accessibles aux consommateurs, à travers les circuits de distribution du pays, durant le mois de Ramadhan. On a remarqué que les walis ont été eux aussi instruits à l’effet d’agir et de faire en sorte durant leurs visites de travail des filières économiques stratégiques, d’écouter et d’encourager les opérateurs à contribuer à la régulation des marchés de consommation locaux. Des mesures spéciales ont été, en somme, prises pour la couverture de la demande croissante des consommateurs en différentes denrées alimentaires et autres produits de base durant le mois de Ramadhan, entre autres, dans les sept wilayas du Sud-ouest, dans le souci de couvrir les besoins des populations de ces wilayas totalisant plus d’un million d’habitants, a-t-il affirmé à la presse, en marge de sa visite de l’unité de production de semoule et de la minoterie relevant du groupe public AGRO-Div, située dans la zone industrielle de Bechar. L’unité produit 1.200 quintaux/jour dont 700 qx/j de semoule et 300 qx/jour de son, en plus de 2.000 qx de produits de sa minoterie dont 800 qx/j de farine et 200 qx/j de son, en plus de la commercialisation de différents autres produits (Pâtes et légumes secs) confectionnés par les différentes unités du groupe. S’adressant aux responsables de cette unité, M. Zitouni les a incités à augmenter leur production et le pourvoi quotidien, surtout durant le mois de Ramadhan, de l’ensemble de son réseau de distribution à travers les wilayas précitées, en produits alimentaires, notamment en semoule et farine. A la cimenterie "Saoura", relevant du groupe public Gica, et qui produit plus d’un million de tonnes de différentes variétés de ciment, le représentant du gouvernement a insisté sur la poursuite de la production de ciment de qualité pour le renforcement du marché national et, de là, l’exportation vers les pays africains, en prévision de la future zone franche et de la future route Tindouf-Zouiret (Mauritanie). "Ce qui permettra le renforcement de l’exportation des ciments produits par cette cimenterie et d’autres produits nationaux, tant vers la Mauritanie que vers d’autres pays africains", a-t-il souligné. A l’unité de production d’eau minérale, relevant du secteur privé, au chef-lieu de la commune frontalière de Mougheul (50 km au Nord de Bechar), qui dispose de deux (2) lignes de production d’une capacité de 13.000 bouteilles de 1,5 et 0,5 litre, le membre du gouvernement a relevé que ce secteur, actuellement en plein développement avec 73 unités de production disséminées à travers le pays, qui contribuent au renforcement de l’économie nationale et à la création d’emplois, "doit lui aussi répondre aux défis de la qualité pour faire face aux exigences du marché, dont celles liées à la stabilité des prix". A ce titre, a-t-il fait remarquer, "il est inacceptable qu’il y ait de grands écarts de prix des eaux minérales". "Le ministère du Commerce intérieur et de la régulation du marché va prendre des mesures organisationnelles pour garantir la protection des consommateurs et ce, à travers l’imposition d’un contrôle rigoureux des prix de ce genre de produits", a-t-il soutenu. Et d’ajouter: "Les écarts des prix sur ce type de produit ne sont pas justifiés et il est demandé aux producteurs une transparence dans la détermination des prix de vente".
Des mesures pour assurer la disponibilité des produits de consommation. Pour un Ramadhan sans surprise
- par B. Habib
- Le 01 Janvier 2025
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