Discours du président Tebboune à la Nation. Un signal fort et rassurant

«Rassurez-vous, nous avons mis le doigt sur la plaie en matière d'industrie, après une déshérence qui a relégué le secteur au taux de 3% du PIB». Le discours à la Nation devant les parlementaires et élus des deux Chambres parlementaires en cette fin d'année 2024 qui coïncide notamment avec l'amorce du second mandat présidentiel, par le président Tebboune et ce, depuis le Palais des Nations à Alger, a été perçu comme un signal fort par les opérateurs et experts nationaux et binationaux. Certains parmi eux ont affiché leur optimisme. Nous les avons joints, hier, pour connaître leurs avis et leurs réactions diverses et diversifiées. En effet, la diaspora algérienne a été exhortée par le président à "investir dans leur pays afin qu'ils ne soient jamais considérés comme des étrangers". Selon le président: "Investissez dans votre pays et combattez ceux qui le combattent, la loi sur l'investissement ne changera pas avant dix ans", a-t-il dit à leur adresse.

La stabilité politique et économique, selon le PDG de l'ACA et vice-président du FCE, est actuellement indispensable pour encourager les investissements créateurs d’emplois et de richesses afin de consolider le retour de la confiance entre Algériens. Cette politique de l’apaisement est essentielle pour l’avenir de l’amélioration du climat des affaires afin de booster l’attractivité économique avec des avantages comparatifs (énergies, prix de revient de la main d’œuvre, situation géographique stratégique dans le bassin méditerranéen), a-t-il rétorqué. Cette politique de l’apaisement et du retour de la confiance (dépénalisation de l’acte de gestion est une stratégie de l’export des secteurs Champions tels le Fer, le Ciment, la Céramique, l'Agroalimentaire) pour les pays africains en urgence est en marche pour une amélioration du climat des affaires et de la stabilité juridique pour une économie performante et transparente afin d’être compétitive. Il s'agit, selon le PDG de l'ACA, de fructifier le commerce extérieur qui est convertible pour contrôler la fraude fiscale et la surfacturation avec des IDE en partenariat gagnant-gagnant. Notre interlocuteur conclut par une note d'espoir et d'optimisme car, pour lui, l'année 2025 sera une année pleine d’espoirs et de challenges à relever pour tous les Algériens résidents ou la diaspora, conclut Bouderba Mohamed Moncef, vice-président de la CAPC et PDG d'ACA. Pour le président de la SEEDI, le discours du président Tebboune aux investisseurs nationaux et à la diaspora ainsi qu’à nos compatriotes établis à l'étranger, est perçu comme un signal fort et un espoir pour tous les opérateurs et investisseurs qu'ils soient ici ou ailleurs pour fournir plus d'efforts et pour plus d'implications pour la promotion de l'investissement et "pour bâtir notre Algérie". Selon Hichem Saidi, le président a aussi interpellé les différents responsables à la tête des secteurs clefs pour faciliter la tâche aux opérateurs et investisseurs qui doivent veiller à leurs préoccupations. Notre interlocuteur reste confiant quant aux dispositifs et aux lois mis en place et surtout la volonté politique pour centrer sur les filières stratégiques, pour augmenter la capacité de production que ce soit en Algérie ou en Afrique dans le cadre des accords avec la ZLECAF. Le PDG de la SEEDI lance un appel aux investisseurs nationaux et ceux de la diaspora pour les accompagner jusqu'à la concrétisation de leurs projets et le développement de leurs investissements. Sur un autre plan, nous avons joint le député de Paris MSP, représentant de nos concitoyens établis en France et de la diaspora, Abdelouahab Yagoubi, pour connaître son avis sur l'appel du président envers la diaspora. Selon lui, dans le discours du président de la République, des éloges ont été faits à l’institution législative et à la communauté algérienne établie à l’étranger, ce qui est "parfait", nous précise le député MSP. Cependant, il est crucial, dit-il, de matérialiser cela par des actions concrètes, telles que la réception des députés de la communauté par le président de la République, de l’écoute de leurs préoccupations et la réponse à leurs correspondances, de la facilitation des visites au pays, tant sur le plan matériel (plafonnement des marges bénéficiaires sur les billets) que procédural (droit d’entrée au pays sur simple présentation de la carte nationale d’identité biométrique), conclut le député qui milite toujours en faveur des Algériens établis à l'étranger. Selon l'expert Nazim Sinni, «dans un monde marqué par des tensions géopolitiques et une aggravation des risques internationaux, l’Algérie a besoin d’avoir une société soudée et unie pour la protéger contre les attaques extérieures», fait-il savoir. Pour cela, la mobilisation de la communauté nationale établie à l’étranger est nécessaire. Elle doit pouvoir peser de tout son poids pour faire du lobbying dans l’intérêt suprême de notre nation. Cela passe par une contribution à l’effort d’édification de cette nouvelle Algérie à travers des investissements tangibles en Algérie. Le président tient à ce que l’Algérie soit une et indivisible, qu’il n’y ait pas de différence entre Algériens résidant à l’étranger et Algériens locaux. Selon ses propos, "nous faisons partie d’une même nation qui est forte et qui est promise à un bel avenir". Cependant, la diaspora peut jouer un rôle clé dans le développement de son pays à travers plusieurs axes selon Mahfoudh Megatelli, secrétaire général de la CGEA. La diaspora peut investir dans des entreprises locales, des start-up, stimulant ainsi l'économie nationale pour le partage de compétences et de savoir-faire.


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