Discours du président Tebboune devant les élus du Parlement. La dignité des Algériens d'abord

Conscient du rôle des élus des deux Chambres parlementaires, le président Tebboune a versé, hier, dans un long plaidoyer sur la mission assignée aux députés qui est celle d'être au service et à l'écoute des doléances des citoyens de par leur statut d'élus. Cette option s'est taillée la part du lion dans son discours à la Nation, hier, au Palais des Nations où il a exhorté les présents à plus d'implications sur le plan socioéconomique et financier par leurs ancrages dans toutes les sphères et à répondre aux différents cris d'aspiration des Algériens via leurs actions au niveau de l'Assemblée et du Sénat. Selon ses propos, le chef de l'Etat a affirmé: "Nous allons renforcer les acquis pour garantir la dignité du citoyen et réaliser les programmes de développement». Néanmoins, lors de cette rencontre, la seconde après celle de 2023 où il avait procédé à une évaluation chiffrée de ses actions entreprises et de développements sur tous les plans durant son premier mandat, il est intervenu, pour rappel, quelques mois avant les élections présidentielles anticipées de septembre 2024, pour briguer un second mandat. La rencontre d'hier a été une occasion de mobiliser les deux Chambres parlementaires autour des enjeux et des défis cruciaux qui attendent l'Algérie, en ce contexte particulier où il est interpellé pour concrétiser les aspirations et les recommandations faites lors de ses promesses pendant sa campagne électorale des présidentielles du 07 septembre dernier. Il a axé son discours sur la volonté politique pour la consécration des principes fondamentaux de la République Algérienne. Ce rendez-vous, devenu désormais annuel au Palais des Nations, est considéré comme une occasion pour dresser un bilan chiffré des réalisations accomplies lors de son premier mandat présidentiel et de réaffirmer en aparté ses engagements, en dévoilant sa vision stratégique pour sa gestion de ce second mandat sur le plan social et économico-financier, sans oublier le rôle de la diplomatie algérienne et sa position face aux conflits internationaux qui perturbent la stabilité des pays et leurs sécurité. Dans ce discours de fin d'année qui s'apparente à un discours d'évaluation des différentes étapes de sa gestion au cours de l'année 2024 où la confiance entre gouvernants et gouvernés est brandie tel un leitmotiv. Lors de sa cérémonie de prestation au Palais des Nations à Alger, après les résultats des présidentielles anticipées, il avait réaffirmé sa ferme position par rapport au dialogue politique qui sera global et au niveau des enjeux internes et des défis internationaux. «Le dialogue politique que j’ai annoncé, sera profond et loin du clonage des discours», avait-il précisé. Dans le même sillage, la révision des codes communal et de wilaya en cours d’élaboration, sera, selon un chef de parti, soumis à la classe politique avant leur présentation devant le Parlement pour approbation. Le chef de l'Etat a insisté sur le caractère économique et financier de son second mandat, en plaidant en faveur de plus d'investissements, pour équilibrer la balance commerciale et les échanges commerciaux. Des chantiers importants sont en cours telle la révision de la loi sur les partis et les associations où le président Tebboune avait annoncé l'urgence d'associer directement la classe politique dans son élaboration pour éviter les couacs. Les deux Chambres parlementaires, l'APN et le Sénat, se sont distinguée par d'excellentes performances pour ce mandat parlementaire par leur implication dans le processus de développement et dans l'ancrage du concept de démocratie participative, lors des derniers débats relatifs à la Loi de Finances 2025.


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