Adoptée par les deux Chambres parlementaires et signée par le président Tebboune, la loi de Finances pour l'année 2025 rentrera en vigueur début janvier 2025. Calculer sur la base d'un prix référentiel de 60 dollars le baril, elle prévoit, dans ses dispositions, plusieurs mesures destinées au soutien à l'investissement et à l'économie nationale selon son initiateur, le premier argentier du pays, lors de sa présentation pour débats puis adoption au niveau des deux Chambres parlementaires. Cependant, rappelant le caractère socioéconomique, elle mise sur la préservation du pouvoir d'achat du citoyen et à l'amélioration de son cadre de vie. La loi prévoit une hausse de 3,5% des recettes budgétaires en 2025 qui devraient atteindre 8.523,06 milliards de DA, alors les dépenses budgétaires devront augmenter de 9,9% à 16.794,61 milliards de DA. Selon la loi de Finances, la croissance économique de l'Algérie devrait atteindre 4,5% en 2025, tandis que la croissance hors hydrocarbures serait de 5%. Devant la discorde ayant émaillé la plénière de l'adoption au niveau de la Chambre Basse et le bras de fer entre députés et président de la commission sur le rejet de certains amendements, la Cour constitutionnelle avait notifié au président de la République sa décision portant déclaration d'inconstitutionnalité des amendements apportés par l'APN, contenus dans les articles 23, 29, 33 et 55 de la loi de Finances pour l'année 2025, adoptés par le Parlement. Cette décision fait suite à deux saisines déposées par le président du Conseil de la Nation, Salah Goudjil et le Premier ministre, Nadir Larbaoui, qui ont soulevé des préoccupations quant à la conformité de ces articles avec l'article 147 de la Constitution. Pour son entrée en vigueur début 2025, une réunion de coordination a réunit Laaziz Fayed et les Directeurs Généraux du secteur ainsi que des responsables de structures pour apporter les dernières retouches sur l'état d’avancement des textes d’application de ladite et partant, sur la mise en oeuvre du contrat d’objectifs et de performances (COP) de la Direction générale des Impôts (DGI).Selon un communiqué du ministère des Finances, cette réunion, la dernière de l’année 2024, s’inscrit dans le cadre d’un cycle de concertation régulière, instauré pour garantir «une gouvernance efficace et performante au sein du secteur». Il a insisté sur l’importance de maintenir ces rencontres régulières, qui permettent d’identifier les priorités, de proposer des solutions adaptées et d’assurer un suivi rigoureux des objectifs fixés, ajoute la même source. Le premier argentier du pays reste soucieux de l’élargissement de ce modèle de concertation périodique à toutes les structures du ministère et à leurs services extérieurs, en vue de garantir une coordination optimale et une efficacité accrue dans la gestion des projets et des initiatives stratégiques. Rappelant un contexte marqué par des défis stratégiques, il a évoqué le rôle central du secteur des finances dans l’action gouvernementale, soulignant les défis majeurs auxquels fait face le secteur, notamment la conciliation entre le rôle de conseiller financier, la recherche de financements durables et la préservation des équilibres financiers globaux. Ces défis bien que complexes, reconnaît le ministre du secteur, doivent être perçus comme une opportunité pour le renforcement des capacités de prévision. Il s'agit aussi d'affiner les outils d’analyse et d’améliorer les processus de décision au sein du ministère. La Directrice générale des Impôts, Amel Abdelatif, a présenté un bilan global des textes d’application nécessaires pour assurer l’entrée en vigueur effective de cette loi dès janvier 2025. Le deuxième point abordé lors de cette réunion a concerné le suivi de la mise en oeuvre du contrat d’objectifs et de performances (COP) de la DGI. A cet effet, Mme Abdelatif a présenté un état consolidé de la mise en oeuvre des COP, au niveau de l’administration fiscale, avec une attention particulière portée aux axes stratégiques préétablis, à savoir, l’élargissement de l’assiette fiscale et redynamisation du recouvrement, la promotion du civisme fiscal, simplification des procédures et amélioration du climat des affaires ainsi que le renforcement des capacités de la DGI. A ce titre, le ministre a rappelé que le COP constitue un «levier essentiel pour renforcer la transparence, l’efficacité et l’efficience de l’action publique, tout en améliorant la qualité des services rendus aux citoyens». Au cours de cette réunion, M.Faid a également souligné l’importance de la communication publique dans la réussite des réformes engagées, en appelant à une sensibilisation proactive du public sur les enjeux et défis de la période à venir, insistant sur la nécessité d’une communication « intelligente » pour assurer une adhésion populaire aux réformes.
Loi de Finances 2025. Faid plaide pour la finalisation des textes dans les délais impartis
- par Nadira FOUDAD
- Le 22 Décembre 2024
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