Faute d’une vision futuriste. Des communes qui se cherchent toujours

L’attractivité d’une ville est composée de multiples facteurs, environnement, dynamisme économique et commercial, offre d’enseignement, offre culturelle et associative, offre de soins, offre de logement... Mais la première impression que donne une ville est sa qualité architecturale : c’est l’effet que donne le premier coût d’œil. Il ne suffit pas de discuter et d’organiser des réunions sur tel ou tel problème en particulier, il vaudrait mieux aborder le souci majeur responsable de l'état catastrophique de la plupart de nos communes en matière d’environnement et autres secteurs. Le véritable problème c'est que ces communes sont mal gérées, tout simplement. Il n'y a aucune stratégie politique quant à l'organisation de ces villes et il n'y a aucune vision globale au sujet de la vie et du bienêtre des Oranais. Il est vrai, honnêtement, que la situation n'était pas des plus confortables avant les actuelles assemblées élues au niveau des 26 communes. Les précédentes municipalités sont en partie responsables de cet état de fait. La majorité des communes étaient déjà fragiles à cause de la dette qui était extrêmement élevée et les assemblées actuelles n'ont pas pu ou su améliorer la situation, bien au contraire, cela s'est même détérioré. Pour être utile (et exercer sa fonction de président d’assemblée communale), il faut tout simplement une stratégie efficace et tous les problèmes de ces villes que ce soit en termes d'écologie, d’assainissement, de patrimoine, d’aménagement des espaces verts, de circulation, chômage... disparaîtront. En somme, il ne faut plus se contenter de faire de la figuration. Des constructions sauvages en hausse. L'absence des autorités et des élus locaux a encouragé ces comportements outranciers chez le citoyen, qui persiste dans ses atteintes au patrimoine foncier. Le phénomène des constructions illicites qui se sont multipliées à travers certaines communes de la wilaya comme Hassi Bounif, Arzew, Ain Turck, Es Senia et à Oran ville, au niveau des quartiers des Planteurs, Ras El Ain, Coca, Hai Bouamama et Rocher. Circulation et stationnement. Pour les professionnels en la matière, la démocratisation de la voiture n'est pas en soi une cause directe des embouteillages. Ceux-ci sont plutôt une résultante de l'absence d'un plan de circulation qui tarde à être mis en application pour réduire un tant soit peu les embouteillages qui congestionnent la ville à longueur de journée et à même de répondre à une population en constante augmentation. Outre les problèmes de la circulation et les constructions sauvages. Mais par-delà ces problèmes, les habitants de diverses cités à travers la wilaya sont confrontés à des phénomènes très récurrents d’incivilités rendant leurs lieux de vie insécurisants. L’incivilité se présente comme concrète : elle incarne une menace devant et autour des individus. Cette menace prend des figures variées : bruit, saleté, dégradations, conduite insolites, vols.... Les incivilités peuvent catalyser les craintes parce qu’elles s’étalent durablement aux yeux de tous. Les incivilités constituent une double menace, à la fois pour soi et pour les normes, et aussi une nuisance sociale qui peut prendre différentes formes.


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