Quel sort pour ces éternels «occupants des rues» en temps glacial?. Quand les recensements sont dépassés

Un toit bien chauffé ou un bol de soupe bien chaude ne font pourtant pas de mal à ces éternels occupants des rues. Ceux qu’on appelle le plus souvent les «sans domicile fixe» ou les sans abris, ne demandent qu’à être protégés du froid glacial et du retournement du climat qui sévit ces derniers jours. Ils sont un peu partout dans la ville et manquent de tout et de rien, pour peu qu’une âme charitable et sensible leur accorde une attention. En pareille circonstance climatique, ces damnés de la terre ou rejetés de la société subissent les pires difficultés de la vie quotidienne. Ils sont une proie facile tant aux aléas sociaux qu’au mauvais temps qui sont imprévisibles. Les récentes pluies qui se sont abattues sur la ville, ces derniers jours, ont, une nouvelle fois, tiré la sonnette d’alarme sur le sort de ces vieux et de ces vieilles qui écument les coins de rue, espérant susciter un cœur généreux, une oreille attentive à leur malheur, leur besoin, la pauvreté quand ce n’est la précarité qui est une cause majeure voire très importante de la recrudescence du phénomène des enfants et des vieux dans les rues. Pour échapper à la nécessité et ne disposant pas de ressources ou de revenu dans la maison pour subvenir aux leurs, ils sont contraints de longer journalièrement, rues, cafés, gargotes, espace publics et mosquées parfois afin de trouver ce dont ils éprouvent le besoin. Un quotidien loin d’être une simple sinécure car souvent ils sont sujets au mépris des uns, aux regards des curieux dont ils sont incapables d’affronter ou de se voiler tellement la face. Chacun d’eux a sa propre histoire, sa tragédie ou son malheur. Un poids dont ils se sentent impuissants de se séparer tellement il leur colle à la peau et dans leur esprit. Que font-ils lorsqu’ils ne trouvent pas de quoi manger au domicile ou acheter des médicaments à une maman ou un papa malade? Alors que le temps est de moins en moins clément, la problématique des recensements de cette catégorie vulnérable de la société défie tout entendement, tant les chiffres jusque-là semblent refléter la réalité.


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