Le boulevard Charlemagne qu’il nous faut citer où la prostitution est visible, situé en plein centre-ville, a été considéré, par le passé, comme l’un des plus beaux boulevards d’Oran. Cette importante artère s’est transformée par la force des choses en un véritable coupe-gorge. Le citoyen oranais, en homme averti, effectue tout un détour pour éviter cette rue de tous les fléaux. Outre la prostitution, la vente d’alcool bat son plein en ce lieu. La réglementation sur la consommation et la vente d'alcool dans les espaces publics est très stricte dans notre pays. Il faut détenir une licence de vente à emporter, pour pouvoir la commercialiser. Pourtant, à Oran par exemple, il suffit d'aborder les vendeurs ambulants pour passer commande. Ces derniers circulent sans se cacher au niveau de ce boulevard maudit avec un seau de bière fraîche à la main, sans oublier aussi la vente de drogue et de psychotropes. Cette artère après 18h00 devient la plaque tournante de tous les vices, au su et au vu de tout le monde ; ce qui se passe, des jeunes femmes racolent parfois en plein jour comme de nuit ; il existe certains hôtels qui travaillent avec des prostituées en contrepartie d’un pourcentage ; les habitants déplorent qu'aucune véritable opération n’ait été menée pour mettre un terme à la clochardisation de cette partie de la ville. Plusieurs familles ont déménagé à cause de ces fléaux. A. Benouali, un habitant de ce boulevard depuis plusieurs années, déclare que « l'ambiance nocturne des lieux est généralement caractérisée par des disputes opposant les clients qui viennent s'approvisionner chez les vendeurs de boissons alcoolisées, ou encore par les obscénités proférées par une prostituée à l'encontre d'un mauvais payeur ». Livrées à leur triste sort, ces malheureuses parviennent, tant bien que mal, à survivre dans cette jungle régie par la loi du profit. Ainsi, les cabarets, les hôtels et les lieux clandestins de débauche sont devenus le dernier refuge pour ces jeunes filles souvent mineures. Certaines, avec l'âge, se sentent si humiliées qu'elles finissent par recourir à l'irréparable, sans que nul ne s’en soucie. C’est devenu un fléau national, au sein d'une société musulmane. Mais ce phénomène ne peut être éradiqué qu’avec l’implication de tous les acteurs de la société, à savoir l’école, la mosquée, les associations et en premier lieu les parents qui malheureusement ne jouent plus le jeu comme dans le passé. Ce fléau n’est pas du ressort seulement des services de sécurité, mais bel et bien de la société toute entière. La lutte contre la prostitution les vols, les agressions, la commercialisation de drogues etc...sont une priorité des services de sécurité qui ne ménagent aucun effort pour minimiser ces fléaux à travers tout le territoire du pays.