Pour avoir, assurément, retenu les leçons de l’élimination précoce en Coupe d’Afrique des Nations, le sélectionneur national a mis, pour le stage du mois de mars, le critère d’un physique à 100 %, une condition sine qua non pour tout élément susceptible d’être sélectionné. Ayant tiré, tout autant, les enseignements qu’il faut de la parenthèse marocaine et de l’inconsistance remarquée des Verts face à l’ogre nigérian, Vladimir Petkovic a, à ce sujet, mis en application sa «nouvelle» politique au prix d’actes forts. Titulaire face à la formation guatémaltèque mais remplaçant au coup d’envoi du match face à la Céleste, le capitaine Riyad Mahrez a, ainsi, vu son statut changer en raison, justement, de son incapacité à enchaîner les efforts, à multiplier les courses à haute intensité et à assumer ses devoirs défensifs. Victime de sa condition physique pas vraiment à la hauteur des standards fixés par Petkovic, l’ancien faiseur de bonheur de Leicester City ne devrait, de fait, plus débuter à son poste préférentiel mais se contenter, plutôt, d’un rôle moins gratifiant d’intermittent du spectacle. Ce nouveau statut de remplaçant de luxe devrait, à ce propos, lui être de nouveau confié au stade de Kuip, le 3 juin prochain, lors du big match amical qui attend les Verts face au Pays-Bas, en conséquence directe des choix de «Vlado» de favoriser des éléments plus jeunes et plus robustes physiquement. «J’ai déjà dit aux joueurs que ce sera une bataille pour obtenir une convocation. J’espère que tous resteront en bonne santé, physiquement et qu’ils pourront donner le maximum avec leurs clubs. La santé reste un élément fondamental», soulignait, dans le même d’ordre d’idées, le patron technique, au sortir du récent regroupement des Verts en Italie. L’inconstance d’un Aïssa Mandi qui a beaucoup perdu en explosivité et en rapidité sous le poids des ans, a, d’ailleurs, également poussé l’ancien mentor de la Nati à imaginer une défense à trois axiaux, installant Zinedine Belaïd entre le défenseur lillois et son habituel compère Ramy Bensebaïni. Dans l’entrejeu, la décision de se passer des services de l’expérimenté Nabil Bentaleb, un brin fragilisé par son accident cardiaque et de miser plutôt sur le robuste Hichem Boudaoui, illustre parfaitement ce mode de fonctionnement qui fait la part belle à l’endurance et à la vitalité, quitte à sacrifier une part de technicité. Tous les Verts sont, de fait, avertis, Jaouen Hadjam et Samir Chergui en tête!
Petkovic l’a érigé en critère de choix pour être sélectionné. Les Verts, le physique ou rien
- par Rachid BELARBI
- Le 05 Avril 2026
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