Bilan 2025 d’excellence et perspectives 2026, la métamorphose d'un pôle stratégique. Sidi Bel-Abbès fait sa mue

Dans un exercice de transparence démocratique et de rigueur administrative, le chef de l’Exécutif de Sidi Bel-Abbès, Kamel Hadji, a récemment présenté un bilan exhaustif de l’exercice 2025, tout en traçant les perspectives structurantes pour l’horizon 2026. Ce grand oral, au-delà des chiffres, a révélé une ambition claire, celui de transformer la «Mekerra» en un pôle stratégique multidimensionnel, soutenu par une exécution budgétaire frôlant l’excellence. Le bilan de l’année écoulée s’établit sur des indicateurs de performance qui placent désormais Sidi Bel-Abbès dans le «Top 7» national. Avec un taux de consommation des crédits de paiement de 97% et un avancement physique des projets avoisinant les 100%, la wilaya démontre une capacité d'absorption et de réalisation remarquable. Cette dynamique a été portée par les Plans Simples de Développement (PSD) et le Fonds Commun des Collectivités Locales (FCCL), mettant l'accent sur le développement de proximité. Selon le responsable de l’exécutif, Kamel Hadji, cette réussite est le fruit d’une «stabilité retrouvée au sein des assemblées locales», moteur essentiel de la célérité administrative. Pour l’exercice 2026, la wilaya bénéficie d’une enveloppe globale de 6,5 milliards de DA, destinée à financer 451 opérations. Cette manne financière se décline en deux axes majeurs à savoir, le soutien au développement socioéconomique: 3,2 milliards de DA (209 opérations) dont une priorité absolue accordée à l'agriculture et à l'irrigation (74 opérations) ainsi qu'aux travaux publics (71 opérations) et Solidarité et Garantie des Collectivités Locales avec 3,3 milliards de DA pour 242 opérations, ciblant les réseaux de base, les écoles primaires (31 projets) et l'aménagement urbain. S’ajoute à cela un budget sectoriel colossal de 15,215 milliards de DA pour 107 opérations d’envergure, dominées par l'Éducation Nationale (68 projets), l'Habitat et l'Hydraulique.
L'un des points d'orgue de l'allocution a été la gestion de la ressource en eau. Kamel Hadji a rassuré les citoyens sur la fin de la gestion de crise grâce à une pluviométrie généreuse ayant rempli les barrages de Sidi Abdelli, Sarno et Chorfa. Le projet phare reste le transfert d’eau depuis la station de dessalement de Chatt El Hilal, dont les travaux ont atteint 55%. À terme, ce système injectera entre 70.000 et 100.000 m³ par jour, assurant une sécurité hydrique totale par un système de bouclage entre Tlemcen et Aïn Témouchent. Parallèlement, la construction de 10 structures de stockage (6.250 m³) garantira une autonomie de 07 à 10 jours en cas de panne technique. Le secteur agricole, véritable poumon de la région, connaît une mutation profonde en 2025, 2.075 dossiers ont été traités, couvrant plus de 38.000 hectares. La wilaya opère un saut qualitatif historique, passant d’une capacité de 15.000 quintaux à plus de 02 millions de quintaux, grâce notamment à un silo stratégique d’un million de quintaux (en partenariat algéro-chinois) et 10 centres de proximité. L'annonce de la création d'un institut technologique spécialisé en santé animale, en partenariat avec l'Italie, positionne Sidi Bel-Abbès comme un centre de formation de référence pour les pays du Sahel. Conscient des préoccupations citoyennes sur l’état des routes, le wali a annoncé une mobilisation financière inédite: 220 milliards de centimes sur deux ans (2025-2026) dédiés exclusivement à la voirie et à l'image de marque de la ville de Sidi Bel-Abbès. Une commission technique multidisciplinaire veille désormais à l'éclairage, aux espaces verts et à l'assainissement. L’année 2025 a été marquée par un succès probant en matière de sécurité environnementale. Malgré un stress hydrique persistant, le dispositif de lutte contre les incendies a démontré son efficience: sur 121 interventions, un seul sinistre forestier a été déploré, circonscrit à un hectare de maquis dans la forêt de "Khmiss". Cette maîtrise est le fruit de mesures proactives rigoureuses, étayées par la rédaction de 136 procès-verbaux d'infraction, marquant la fin de l’ère de l’impunité environnementale. L’horizon 2026 s’inscrit dans une logique de reconquête verte avec un programme ambitieux de 1.050 hectares (incluant les volets forestiers et pastoraux), l'aménagement de 82 kilomètres de pistes rurales, la plantation de 60 hectares d'arbres fruitiers ainsi que le traitement de 3.150 m³ de correction torrentielle pour stabiliser les sols. Le secteur de la pêche et de l'aquaculture s'affirme comme un levier de diversification économique. La transition vers l'aquaculture intégrée à l'agriculture porte ses fruits avec 80 agriculteurs déjà actifs. L'infrastructure technique monte en puissance à Tabia, avec une projection de production d'alevins de tilapia rouge passant de 160. 000 à 480.000 unités d'ici fin 2026. L’ambition est claire: atteindre une production de 48 tonnes de poissons d’eau douce, soutenue par une unité de fabrication d’aliments à Sidi Lahcene et la structuration de coopératives professionnelles. Le paysage industriel, fort de ses 83 entreprises et près de 10.000 travailleurs, entre dans une phase de rationalisation. La wilaya a mobilisé un foncier de 633 hectares, tout en orchestrant un assainissement rigoureux, à savoir la récupération de neuf actifs fonciers représentant 28 hectares qui ont été réintégrés au domaine de l’État, 147 projets enregistrés pour un investissement de 44,2 milliards de dinars, promettant la création de 3.638 emplois directs et l'extension du modèle vers dix micro-zones d'activités qui vise à démocratiser l'accès au foncier pour les start-up et les jeunes porteurs de projets. Le bond quantitatif du parc immobilier est spectaculaire, passant de 21.192 unités en 2020 à 77.904 en 2025. L'année écoulée a vu la distribution de 7.643 logements et aides, avec un accent particulier sur l'auto-construction rurale (5.288 décisions). Face à la saturation foncière du chef-lieu, la wilaya amorce la création d'un nouveau pôle urbain englobant Tilmouni, Zerouala et Sidi Brahim.


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