Le Carrefour de Sidi Bel Abbès

Journée internationale de l'eau. Une stratégie de résilience à l'heure

A l'occasion de la célébration de la Journée internationale de l'eau, placée sous le signe de la préservation et de la gestion durable, rehaussée par la présence du représentant du premier responsable de l'exécutif et des autorités locales, la wilaya de Sidi Bel-Abbès réaffirme son engagement par une mutation profonde de son architecture hydraulique. Au carrefour d'une transition climatique exigeante, entre diversification des sources et optimisation des capacités de stockage, la stratégie locale dessine les contours d'une résilience durable face au stress hydrique. Par la convergence de flux conventionnels et de transferts technologiques, la gestion de l'eau à Sidi Bel-Abbès selon le premier responsable du secteur de l’hydraulique, entre dans une phase de consolidation remarquable. L'actualité récente est marquée par une injection salvatrice de 30.000 m³ supplémentaires en provenance du barrage de Sidi Abdelli (Tlemcen) dont le volume actuel avoisine les 15 millions de mètres cubes. Cet apport vient s'agréger aux 50.000 m³ quotidiens, issus de la station de dessalement de Honaïne, portant la disponibilité immédiate à un seuil critique de 80.000 m³/jour. Cette dotation n'est pas qu'une simple variable comptable, elle constitue le levier d'une amélioration tangible de la desserte pour le chef-lieu et 17 communes de la zone Nord. En réussissant l'examen de passage de la période de l'Aïd, le secteur de l'hydraulique a démontré sa capacité à absorber les pics de demande, stabilisant le réseau en prévision de l'étiage estival. Le maillage territorial repose sur une synergie entre les différents ouvrages, à savoir le barrage de Bouhanifia, maintenu à un taux de remplissage de 87 % et qui assure avec une régularité exemplaire l'alimentation de Sfisef et Mostefa Ben Brahim; de son côté, le barrage de Chorfa demeure le pivot de l'approvisionnement pour les localités de Boudjebaa El Bordj et Zerouala. L'ambition de la wilaya se cristallise désormais autour du projet de transfert depuis la station de dessalement El Hilal. Malgré les aléas météorologiques ayant ralenti les chantiers ces deux derniers mois, le taux d'avancement de 60 % laisse entrevoir une mise en service imminente pour le mois de juin. Ce projet s'inscrit dans une montée en puissance progressive, visant une production initiale de 40.000 m³/jour, avec une projection à terme atteignant les 100.000 m³/jour. En parallèle, l'interconnexion future avec le complexe de Cap Blanc (Boutlélis) vers Hassi Ghala viendra parfaire ce dispositif, en mobilisant 30.000 m³ de quota global additionnel. Parce que la disponibilité de la ressource est indissociable de la capacité à la réguler, la Direction de l'hydraulique accélère le renforcement de ses infrastructures de stockage. L'engagement est d'envergure: aux 10 réservoirs (semi-enterrés et surélevés) actuellement en cours de réalisation, s'ajoutera le lancement imminent de 10 nouvelles unités. D'ici la fin de l'année, ce sont donc 20 nouveaux ouvrages qui viendront densifier le réseau. Cette expansion capacitaire vise un objectif clair, à savoir transformer une gestion de flux tendus en une gestion de réserve stratégique, garantissant ainsi une distribution rationnelle, équitable et, surtout, affranchie des aléas saisonniers. En cette période de célébration mondiale, Sidi Bel-Abbès démontre que la sécurité hydrique est le socle de son développement futur.

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Journée de proximité numérique. La CNAS et ses partenaires dessinent l’administration du futur

Dans sa mue technologique, le paysage institutionnel algérien franchit une étape décisive. Ce mercredi, sous l'impulsion du nouveau gestionnaire de la CNAS, le Dr Attou M., a été donné le coup d'envoi d'une vaste opération de vulgarisation et de proximité numérique. Cette initiative qui s’inscrit dans la trajectoire stratégique tracée par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale, vise à redéfinir les vecteurs de communication entre l’administration et ses usagers. Sous le slogan évocateur «Nos services numériques vous accompagnent où que vous soyez», cette campagne nationale commune réunissant la CNAS, la CNR, la CASNOS, la CACOBATPH et l’ANEM ne se contente pas d’une simple démonstration technique. Elle incarne une volonté politique de cristalliser les principes de transparence et d’efficience au cœur de l'État. Il s’agit, en substance, de passer d’une administration de guichet, souvent perçue comme un labyrinthe bureaucratique, à une administration de flux, dématérialisée et ubiquitaire. Le Dr Attou M., en orchestrant ces journées portes ouvertes, a souligné l’impératif de pérenniser notre système de sécurité sociale par une gestion modernisée, capable de répondre aux exigences de célérité du XXIe siècle. La stratégie déployée repose sur une dualité opérationnelle l'immersion institutionnelle et l'itinérance pédagogique. Le premier acte selon les responsables du secteur (du 25 mars au 2 avril) se concentre sur les épicentres décisionnels. Du siège de la CNAS à l’agence de la CNR, en passant par les structures de Sfisef et Telagh, le citoyen est invité à découvrir un «bouquet de services» conçu pour simplifier l'accès aux droits. Cette phase vise à désacraliser l’outil informatique pour en faire un instrument de médiation sociale. Le second acte (du 5 au 16 avril) marque un tournant vers la «ruralité numérique». La mise en place d'une caravane numérique traversant Ben Badis, Ain El Berd, Tessala et Ras El Ma, pour s'achever au boulevard de la Maktaa à Sidi Bel-Abbès, témoigne d'une volonté d’inclusion territoriale. L'objectif est clair, briser la fracture numérique et s'assurer que la transformation de l'État n'omette aucune strate de la population. Au-delà de la présentation des plateformes et des applications, l’enjeu de cette campagne est fondamentalement pédagogique. En valorisant les efforts de modernisation, les autorités publiques cherchent à instaurer une culture de la confiance. La dématérialisation n'est pas une fin en soi, mais un moyen au service d'une éthique de la proximité. En réduisant les délais de traitement et en supprimant les contraintes géographiques, le secteur du Travail et de la Sécurité Sociale prouve que l'innovation technologique peut et doit être le socle d'un nouveau contrat social plus réactif et plus humain.

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Journées de sensibilisation sur la numérisation des services de l'emploi. Vers une gestion "algorithmique" du marché de l'emploi

Dans le cadre d'une vaste offensive de sensibilisation nationale, le secteur de l'emploi en Algérie opère une mutation structurelle profonde. Sous l'égide du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité Sociale, l'antenne de wilaya, dirigée par Mme Zitouni Sara, s'est faite le relais d'une stratégie visant à substituer la bureaucratie physique par une efficience numérique multidimensionnelle. L'ère des déplacements physiques et des files d'attente semble révolue. L'introduction de plateformes telles que Wassit Online ou le portail de l'Allocation Chômage ne relève pas de la simple mise à jour technique, mais d'une volonté de restaurer la dignité du citoyen par l'immédiateté. En permettant l'inscription et le renouvellement des dossiers à distance, l'institution s'affranchit des contraintes géographiques pour embrasser une ubiquité salvatrice. La force de cette transition réside dans son caractère holistique. La collaboration inter-institutionnelle impliquant la CNAS, la CASNOS, la CNR et la CACOBATH, témoigne d'une volonté d'interopérabilité des données sociales. Cette convergence permet de créer un écosystème où le parcours de l'usager est fluidifié, réduisant ainsi les zones d'ombre administratives qui entravaient jadis la réactivité du marché du travail. Au-delà de l'aspect pratique, les outils présentés par Mme Zitouni, à l'instar de l'application OGC (Offres de Grands Comptes) ou de la plateforme Insat, introduisent une éthique de la transparence. En centralisant les offres d'emploi et en offrant un canal de recours direct (via la plateforme de doléances), l'État garantit une équité de traitement entre les demandeurs d'emploi. La fischnam (Nomenclature algérienne des métiers et emplois) vient, quant à elle, apporter la rigueur sémantique nécessaire pour faire correspondre les compétences locales aux exigences de l'économie moderne. En définitive, la numérisation des services de l'emploi à Sidi Bel-Abbès n'est que le reflet d'une ambition plus vaste, celle d'une Algérie connectée à ses réalités sociales, tout en étant ancrée dans la modernité technologique.

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90 cas de glaucome détectés

Dans leCHU «Abdelkader Hassani», l’heure est au bilan et celui-ci résonne comme un sérieux avertissement de santé publique. La récente campagne de sensibilisation et de dépistage précoce du glaucome qui a investi le cœur battant de Sidi Bel-Abbès, vient de livrer ses conclusions: sur les 950 citoyens ayant franchi le seuil des unités mobiles d’auscultation, près d’une centaine de cas pathologiques ont été identifiés. Un ratio qui souligne l’impérieuse nécessité d’une surveillance clinique accrue face à une pathologie dont la discrétion n’a d’égale que la gravité. Le glaucome, souvent qualifié par les spécialistes de «voleur silencieux de la vue», se définit par une neuropathie optique progressive. Sa dangerosité réside dans son étiologie sournoise, aux premiers stades de la maladie, le patient ne perçoit aucune altération de son champ visuel. Pourtant, la pression intraoculaire s’élève, lésant de manière irréversible les fibres du nerf optique. Dans un communiqué, la cellule de communication du CHU a précisé que les 90 cas détectés ont immédiatement été intégrés dans un protocole de soins spécialisés. Orientés vers la clinique d’ophtalmologie du quartier El-Maqam, ces patients bénéficieront d’explorations fonctionnelles approfondies incluant la tomographie par cohérence optique (OCT) et l'examen du champ visuel afin de stabiliser une vision dont la dégradation serait, sans intervention, inéluctable. L’initiative, déployée sur la Place du 1er Novembre, a transformé l’espace public en un forum de santé préventive. Sous les tentes de diagnostic, ophtalmologistes et médecins résidents se sont relayés pour offrir un acte médical fondamental, à savoir la tonométrie. Ce geste, rapide et indolore, demeure la pierre angulaire de la détection prématurée. Au-delà de l'acte clinique, la campagne a mis l'accent sur le profilage des risques. Les praticiens ont insisté sur les facteurs de vulnérabilité systémique notamment l'hérédité comme déterminant majeur nécessitant une vigilance familiale accrue, les comorbidités notamment le diabète qui exacerbe les risques de complications oculaires, la myopie forte facteur structurel de fragilité rétinienne et l’âge du cap des 40 ans, marquant le début de la zone de vigilance statistique.

 


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