Avec 6 nouveaux venus, 11 éléments écartés et plusieurs revenants, la liste de 27 joueurs qu’a annoncée Vladimir Petkovic en perspective du stage de ce mois de mars compte également 4 gardiens de but dans un mode opératoire que le sélectionneur national compte instaurer en vue de la Coupe du monde 2026. Les nouveaux visages que le public des Verts découvrira à l’occasion des rencontres amicales face à l’Uruguay et au Guatemala sont les gardiens Melvin Mastil (FC Stade Nyonnais/Suisse) et Kilian Belazzoug (Stade Rennais/France), le défenseur Achraf Abada (USM Alger), le milieu de terrain Adil Aouchiche (Schalke 04/Allemagne), ainsi que les attaquants Ahmed Benbouali (FC Gyori/Hongrie) et Fares Ghedjemis (Frosinone/Serie B-Italie). « Je préfère avoir autant de joueurs à disposition, qu’ils soient en bonne condition physique et pas blessés afin de ne pas dormir une semaine pour faire des choix que de ne pas en avoir du tout. Et ce n’est pas ce stage qui décidera définitivement qui ira au Mondial » affirmera, d’ailleurs, Petkovic lors de sa conférence de presse du mercredi soir pour évoquer ce qu’il considère être une abondance de biens vu le nombre d’internationaux qui ont pris part à l’aventure au Maroc en janvier sans pour autant être présents dans cette liste du stage de mars. « Très clairement, on a la possibilité de poursuivre et de développer le travail qu’on est en train de faire pour préparer au maximum la Coupe du monde. C’est aussi l’occasion de pouvoir tester des joueurs qui sont aussi proches de l’EN et on va exploiter cette possibilité » argumentera, à ce propos, le conférencier pour lequel « comme il se passe habituellement après une CAN, il y a beaucoup de joueurs qui ont des difficultés sur le plan physique pour reprendre et il y a aussi un manque d’énergie car dans une compétition comme la Coupe du monde ou la CAN on donne beaucoup sur le plan énergie ». « C’est pour cette raison qu’il y a des joueurs qui ne sont pas convoqués » tranche-t-il, tout en précisant que « certains ont un manque de rythme, d’autres ont des problèmes physiques mais c’est aussi l’opportunité pour les nouveaux pour démonter leur valeur ».
« Il faudra être prêts physiquement cet été »
« Comme on l’a fait déjà dans tous les stages, on a toujours donné la possibilité à des joueurs d’être avec nous et de démontrer leurs qualités. Et très important, donner l’opportunité à de nouveaux joueurs de découvrir le groupe, la façon de travailler et comment est l’EN de l’intérieur » dira encore le sélectionneur, dont le credo est simple : « Ne pas se trouver de la difficulté quand on a des blessés puisque on a des joueurs qui connaissent le groupe et notre méthode de travail et prêts à nous rejoindre ». Pour cette première prise de parole après la CAN qu’il a qualifiée de « bonne », Vladimir Petkovic estime qu’il est désormais « le moment de passer à la vitesse supérieure car la Coupe du Monde est autre chose et il faut progresser sur tous les plans, physique, technique et mental ». « Un point très important, il faut que les joueurs qui aillent à la Coupe du Monde soient en excellente condition physique et pas blessés. C’est pour ça que j’ai fait le choix de laisser certains joueurs dans leurs clubs pour continuer à travailler » annotera dans le même d’ordre d’idées le natif de Sarajevo qui a indiqué avoir « convoqué 23 joueurs et 4 gardiens de but car ce sera le même système de convocation pour le Mondial ». Evoquant l’absence de Baghdad Boundjah, l’ancien coach de la Suisse a été assez clair.
« Bounedjah ? c’est un choix, mais … »
Bounedjah, c’est un choix simple ; c’est un joueur qu’on connait très bien et qui est une valeur sûre, mais pour ce stage j’ai préféré donner la possibilité à d’autres joueurs qu’on n’avait pas avec nous. Il ne faut pas oublier aussi qu’il faut travailler pour le futur du football algérien et il faut parfois faire des sacrifices et comme je l’ai toujours dit la porte est toujours ouverte » lancera-t-il non sans citer également l’autre absent oranais, Youcef Belaili. « Belaili est blessé. Il n’est pas le seul dans ce cas. Il y a d’autres. Il y a également une liste de 15 autres joueurs qui pourraient jouer la Coupe du monde » affirmera-t-il sans ambages, avant de défendre son idée de convoquer quatre keepers. « Belazzoug et Mastil ? C’est assez simple. On a fait des évaluations avec le staff, l’entraineur des gardiens. On les suit depuis beaucoup de temps, dans la liste qu’on a il y a 10, 15 gardiens, c’est pour ça que j’ai pris 2 expérimentés et 2 jeunes gardiens. Car de cette façon on peut exploiter le stage pour voir comment ces joueurs s’intègrent au sein de groupe, voir comment ils travaillent et se préparent, partager le travail du groupe des gardiens et comme ça, on a la possibilité d’évoluer leurs qualités dans le calme. Il y a d’autres qui ne sont pas avec nous, qu’on connait bien et qui sont prêts à rejoindre l’EN » avancera Petkovic à ce propos. Le patron de l’EN a, par ailleurs, évoqué les adversaires des Verts au Mondial.
« L’Algérie sera favorite face à la Jordanie »
« On a hérité d’un groupe vraiment provocateur. On peut l’envisager d’une façon positive comme on peut l’envisager négativement On va jouer contre les champions du monde face auxquels personne ne nous donne une chance de gagner le match. On va bien sûr l’entamer sans penser qu’on l’a déjà perdu ; La Jordanie est une équipe en pleine progression et qui ne perd presque jamais, une rencontre qu’on va tenter de gagner car on est les favoris. Et l’Autriche est une équipe qui s’est beaucoup améliorée ces dernières années, ils travaillent sur l’idée de l’école Red Bull et on des joueurs qui évoluent dans le très haut niveau ; tout le monde pense que sur le papier la deuxième place se jouera entre l’Autriche et l’Algérie » soulignera le driver national, non sans bifurquer sur les raisons qui l’ont incité à choisir le Guatemala comme sparring-partner pour préparer ce premier tour très relevé de la Coupe du monde. « La première chose, c’est la diversité du style de jeu ; on ne peut pas toujours prendre les mêmes adversaires avec la même façon de jouer et la même valeur, parfois il faut changer.
C’est pour ce motif come on a joué la Suède, l’Arabie Saoudite et maintenant la Guatemala et l’Uruguay qui nous obligent à nous réinventer, à agir, à réagir. Surtout quand on joue deux matches d’affilée, on ne peut pas prendre deux grosses équipes, mais plutôt faire un équilibre ; c’est la même raison pour laquelle l’Argentine va jouer le Guatemala le 31 mars » conclut, au sujet des sparring-partners, le sélectionneur national.



