Marhoum. Les trois piliers de la métamorphose de Marhoum
A l’extrême sud de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, la commune de Marhoum s’engage dans une phase de mutation structurelle. Loin d’être une simple succession d’opérations techniques, le nouveau programme de soutien au développement social et économique dessine une stratégie de résilience face à l’enclavement, plaçant la dignité du citoyen au cœur de l’action publique. L’aménagement du territoire ne se limite pas à la pose de bitume; il s’agit de redonner une lisibilité spatiale à la cité. L’Assemblée Populaire Communale (APC) de Marhoum l’a bien comprise, en lançant la seconde tranche de l’aménagement urbain du chef-lieu. Avec une enveloppe de 15 millions de dinars (1,5 milliard de centimes), ce projet vise à rompre avec la ruralité subie pour transiter vers une urbanité maîtrisée. Cette quête de modernité s’accompagne d’une mise à niveau invisible mais vitale: la sécurisation des réseaux. En s’attaquant à l’obsolescence des conduites d’assainissement et en garantissant l’adduction en eau potable (AEP) des nouveaux lotissements, les autorités locales répondent à un impératif de salubrité publique et de justice spatiale pour les nouveaux acquéreurs. Le sentiment de sécurité et la qualité de vie nocturne constituent des indicateurs majeurs du développement. L'investissement d'un milliard de centimes, dédié à la réhabilitation de l'éclairage public, dépasse la simple fonctionnalité technique; il s'agit de reconquérir l'espace public après le crépuscule, favorisant ainsi la mobilité des citoyens et la fluidité des échanges au sein du chef-lieu. Consciente que son avenir réside dans sa jeunesse, les responsables de la ville de Marhoum déploient des efforts notables pour optimiser les conditions de scolarisation. L’extension de l’école «Khalfaoui Khalifa» et l’installation du chauffage central dans deux établissements primaires témoignent d’une volonté de sanctuariser le temps pédagogique contre les rigueurs climatiques de la steppe. De plus, l'acquisition d'un nouveau bus de ramassage scolaire vient pallier l'étalement démographique des zones éparses, garantissant ainsi le droit constitutionnel à l'éducation pour chaque enfant de la commune, quelle que soit sa situation géographique. Parallèlement, le sport, puissant levier d’inclusion, n’est pas en reste avec la réhabilitation du stade de proximité de la cité Fonal, offrant un exutoire structuré aux énergies juvéniles. L'éloignement géographique de Marhoum par rapport aux grands centres hospitaliers du chef-lieu de wilaya impose une autonomie logistique accrue. L’acquisition programmée d’une ambulance médicalisée est un signal fort envoyé à la population, la distance ne doit plus être un facteur de vulnérabilité sanitaire. Enfin, l’installation de huit abribus modernisera l’interface entre le transporteur et l’usager, structurant davantage la mobilité interurbaine. En somme, la trajectoire empruntée par la commune de Marhoum illustre un pragmatisme éclairé. En articulant infrastructures de base, services sociaux et équipements de proximité, les autorités locales ne se contentent pas de gérer l'urgence; elles posent les jalons d'un développement endogène capable de transformer cette zone steppique en un pôle de vie attractif et équilibré.
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Lutte contre la criminalité à Sidi Bel-Abbès. Des résultats probants sur tous les fronts
Dans une conjoncture où la sécurité publique s’érige en rempart indispensable contre les mutations de la délinquance contemporaine, la Sûreté de wilaya de Sidi Bel-Abbès vient de rendre public un bilan opérationnel pour le mois de février, témoignant d'une vigilance accrue et d'une efficacité tactique remarquable. L’axe majeur de cette communication institutionnelle repose sur la neutralisation de flux substantiels de substances illicites. Les services opérationnels ont opéré une saisie de plus de 44 kg résine de cannabis (kif traité), complétée par une interception de 34 grammes de cocaïne. Ces chiffres, bien qu’ils illustrent la persistance des velléités des réseaux de trafic, soulignent surtout la capacité d'anticipation des forces de l'ordre. L’arsenal répressif s'est également porté sur la menace insidieuse des substances psychotropes, avec la saisie de 2.800 unités et de 19 flacons de solutions hallucinogènes. Ces psychotropes, véritables fléaux pour la santé publique, font l’objet d’une surveillance millimétrée tant leur impact sur la criminalité de rue est corrélé à la consommation de ces substituts chimiques. Au-delà de la lutte contre les stupéfiants, l'activité policière a embrassé l'ensemble du spectre de la criminalité urbaine. Plus de 800 affaires ont été traitées avec célérité, couvrant une typologie criminelle variée notamment l'atteinte à l’intégrité physique et aux biens, cœur de la mission de protection des citoyens, la criminalité numérique, un domaine en pleine expansion où l'expertise technique de la Sûreté de Sidi Bel-Abbès s'affirme face à la dématérialisation des délits. Cette efficacité se traduit par un chiffre éloquent, à savoir 936 individus appréhendés. Suite à des protocoles d'enquête rigoureux et conformément aux garanties procédurales, ces derniers ont été déférés devant les juridictions compétentes, réaffirmant ainsi la primauté de l’État de droit. L'institution policière ne conçoit pas son action dans l'isolement. En rappelant la disponibilité permanente de ses lignes d’urgence (1548, 17, 104) et le déploiement de l’application numérique «Allo Chorta», la Sûreté de Sidi Bel-Abbès réitère l’importance de la «police de proximité». À travers ce bilan, la wilaya de Sidi Bel-Abbès s'inscrit dans une dynamique de reconquête du terrain et de consolidation du sentiment de sécurité, s'adaptant avec résilience aux défis sécuritaires du XXIe siècle.
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Concours régional de récitation du Coran en langue de signes
Par une alliance remarquable entre ferveur religieuse et inclusion sociale, la capitale de la Mekerra a vibré, ce vendredi, au rythme d’une compétition inédite. Entre la piété gestuelle des sourds-muets et l’excellence académique de l’Université Djillali Liabès, la wilaya réaffirme son rôle de pôle du rayonnement coranique. Sous les coupoles de la mosquée des Chouhada (cité Maqam), le silence n’était pas une absence, mais une forme supérieure d’expression. La Direction des Affaires Religieuses et des Waqfs a franchi un seuil historique en organisant la première édition du Concours Régional de Récitation du Coran en Langue des Signes. Cette manifestation, qui a réuni des candidats venus de six wilayas de l’Ouest, transcende la simple compétition pour devenir un acte de justice sociale. Ici, le Verbe ne se dit pas, il se dessine. Le jury, composé d'imams et d'experts en sémantique gestuelle, a dû évaluer l'indicible, la précision de la mémorisation alliée à la fidélité de l’interprétation. Transmettre le sens profond des versets par le mouvement requiert une maîtrise où l’âme et le corps se confondent." Il s'agit d'intégrer pleinement les personnes à besoins spécifiques dans le tissu spirituel de notre nation ", a souligné le responsable de l'administration organisatrice. L'ambition ne s'arrête pas là, forte du succès de cette édition, la wilaya envisage déjà une extension à l'échelle nationale, visant à institutionnaliser ce rendez-vous de la résilience et de la foi. En signe de reconnaissance de la dignité de ces participants, le premier responsable de l'exécutif Kamel Hadji a partagé avec les présents un Iftar collectif, scellant ce moment de fraternité. Parallèlement à cette prouesse d’inclusion, l’Université Djillali Liabès a de son côté clôturé la deuxième édition de son prestigieux concours «Forsane El Koraan» (Les Cavaliers du Coran). Après quatre jours d'une émulation intellectuelle intense, le jury a rendu son verdict au sein d'un milieu universitaire de plus en plus attaché à la conciliation du savoir profane et de l'éthique spirituelle. Sur les 31 étudiants en lice, c’est l’étudiant Bachir Bouiadjra Mouad qui a décroché la plus haute distinction, suivi de près par Bousebaa Chaimaa. Ce concours témoigne de la volonté de l'institution universitaire de ne pas être qu'un lieu de transmission technique, mais un espace de culture globale où les valeurs nobles du texte sacré servent de boussole aux futurs cadres du pays. Le point d'orgue de ces deux manifestations sera atteint lors de la célébration de Laylat el-Qadr (la Nuit du Destin). C’est sous la lumière de cette nuit sacrée que les lauréats des deux concours seront officiellement récompensés. Entre l’université et la mosquée, Sidi Bel Abbès dessine ainsi le portrait d’une société qui avance sans laisser personne sur le chemin, où la mémorisation du Coran devient un vecteur d’excellence académique pour les uns et un pont vers l’autonomie et la reconnaissance pour les autres.



