Achacha (Mostaganem). Le volet économique sans perspective aucune

La Daïra de Achacha est en train de connaître un élan assez appréciable de développement local soutenu par M.Ahmed Boudouh Wali de la wilaya de Mostaganem. Un intérêt significatif qui vise à établir un équilibre entre les agglomérations de la wilaya mettant en valeur les atouts locaux. En effet, cette contrée qui se trouvant à l’extrême Est de la wilaya recèle, effectivement, un potentiel naturel quasi inexploité et d’une jeunesse intellectuelle inestimable. Ces dernières années, les actions publiques inscrites sur la feuille de route du développement local ont assez métamorphosé le cadre de vie des citoyens. Nonobstant, la population de cette région, avec ses quatre communes, ne s’explique toujours pas le manque de perspectives économiques qui pourraient la propulser à un rang socio-économique sensiblement enviable. Achacha vit actuellement un dilemme qui ne déchiffre guère le marasme de cette province car l’activité économique n’a jamais pu se promouvoir victime de son manque de stratégie. Sur ces territoires on doit travailler sur un plan d’investissement spécial qui servirait à donner un essor à l’économie. Son agriculture n’a jamais été extensive, les ruraux ne comptent que sur des petites parcelles ou des serres pour des cultures vivrières. Par conséquent, même si l’on croirait que sa vocation est agricole, ce secteur n’absorbe pas la main d’œuvre excédante locale. Celle-ci a toujours été contrainte d’aller chercher de l’embauche hors daïra et même hors wilaya et même autres horizons. On apprend que beaucoup de jeunes et à défaut de débouchés vont renforcer les rangs de l’Armée Nationale Populaire. Pour ce qui est du potentiel touristique, enfin, bientôt, des projets d’hôtellerie et de tourisme peuvent se concrétiser car de ce côté-là il y a du potentiel. Sur cette localité plus de cinquante kilomètres de côte avec des zones d’expansion touristique mais avec des projets touristiques la donne peut changer. Avec ce potentiel naturel on rétablirait un équilibre dont la région a besoin. Pour l’industrie, Achacha reste quand même très éloignée car aucune politique n’a été envisagée jusque-là et la création de mini zones d’activités industrielles reste aléatoire comme si ce n’était pas une priorité à l’ordre du jour. Il fut une période où on avait préconisé des mini ZAC pour chaque commune pour la relance des moyennes et micro-entreprises même si au chef- lieu de la Daïra on y a réservé la parcelle de ‘’Cosider’’…mais rien n’a été fait. Sur le plan commercial les ‘’Achachis’’ vivent toujours en mode ‘’Souk’’ quoique les commerçants aspirent à un vrai marché hebdomadaire d’intérêt local. Une telle situation laisserait la Daïra stagnée sans perspectives réelles car sur son territoire il n’y a presque aucun projet porteur d’espoir pour un taux de population jeune plus élevé que la moyenne. L’espoir pour les milliers de jeunes étudiants sortants de l’université et des centres de formation professionnelle est illusoire car le chômage y a pris place. L’exode des intellectuels vers les grandes villes est frappant car les diplômés ne trouvent guère de débouchés dans la région. La région est notablement militante ayant marqué son passé glorieux par le sang de ses chouhada mais elle a raté le coche du développement économique. Aujourd’hui Achacha vit une situation économique qui inciterait à une réflexion profonde car l’équation reste, toujours, à plusieurs inconnues.


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