Rond-point ENSEP. Offensive contre le squat des espaces publics

Face à l’anarchie urbaine, les services de la wilaya intensifient la lutte contre les extensions et terrasses illicites. Dernière opération en date: les abords du rond-point ENSEP, où un commerçant exploitait indûment l'espace public. Menée sous protection policière, cette intervention illustre la fin de l'impunité pour ceux qui s'approprient les trottoirs au mépris des piétons. Profitant d’un certain laisser-aller par le passé, de nombreux commerçants ont érigé des structures permanentes et des échafaudages pour exposer leurs marchandises. Pour y remédier, les services de la wilaya et de la commune, appuyés par la force publique, ont procédé à l'enlèvement massif de balises, marchandises et installations sans autorisation. Cette campagne, qui a débuté par les quartiers commerciaux les plus encombrés, s'est étendue à Akid Lotfi et El Yasmine. L'objectif est double: rétablir l'ordre républicain et assainir l'image de boulevards devenus des "points noirs" esthétiques. Au-delà de l'enjeu urbanistique, le problème est financier. Le squat généralisé a engendré un manque à gagner considérable pour les caisses des APC, les agents de recouvrement faisant souvent face à l'hostilité de commerçants refusant de s'acquitter des taxes d'exploitation. En défigurant l'architecture de la ville avec des installations de fortune (pierres, ferrailles), ces pratiques imposent aujourd'hui une réponse ferme. La force de la loi doit désormais s'imposer pour éviter que la situation ne devienne irréversible.


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