EHS d'Oued Tlélat. Alerte sur les troubles digestifs

A Oran, l’Établissement Hospitalier Spécialisé (EHS) d’Oued Tlélat observe une recrudescence inquiétante des urgences digestives durant le Ramadhan. Selon la coordinatrice du service, une dizaine de patients affluent chaque jour, principalement dans les heures qui suivent la rupture du jeûne (l'iftar). Les causes : le choc alimentaire. Ces complications ne sont pas dues au jeûne lui-même mais à la manière d'y mettre fin. Le passage brutal d'une longue privation à un excès de nourriture provoque un véritable stress digestif. Les symptômes courants sont le reflux gastro-œsophagien, les douleurs abdominales, les ballonnements et troubles du transit (souvent de la constipation, parfois de la diarrhée). Le pic de consultations survient après des repas trop copieux, caractérisés par une surconsommation de sucres et graisses (pâtisseries, fritures) et boissons gazeuses, qui perturbent la digestion. Si ces troubles sont généralement sans gravité, ils impactent sévèrement la qualité de vie. Les personnes souffrant du syndrome du côlon irritable sont les plus vulnérables. Le manque de sommeil et la rupture du rythme biologique habituel accentuent également ces désordres. Face à la multiplication des troubles digestifs, la coordinatrice à EHS d’Oued Tlélat, Kamache Assia, met en garde contre un réflexe dangereux: l'automédication. Se ruer sur les anti-douleurs et les anti-acides sans diagnostic peut masquer des pathologies graves, allant des complications chroniques jusqu’aux tumeurs. Le message est clair, si les symptômes persistent, un examen médical approfondi est indispensable. Pour limiter les maux d'estomac, le secret réside dans une alimentation équilibrée plutôt que dans les produits pharmaceutiques. Ses recommandations pour l'Iftar et le Suhoor, fractionner les repas, ne pas tout manger d'un coup, commencer par de petites portions, réduire les graisses et les sucres et privilégier les fibres naturelles. Pour le Suhoor, il doit rester léger, riche en fibres et essentiel pour tenir la journée. Pour éviter les reflux acides et les douleurs abdominales, quelques bonnes habitudes quotidiennes font la différence, comme : manger lentement et bien mastiquer, éviter de s'allonger immédiatement après avoir mangé. «Le Ramadhan est une opportunité pour réorganiser son alimentation et adopter un mode de vie équilibré», rappelle Kamache Assia. En misant sur la modération et une bonne hydratation, il est possible de préserver sa santé et d'éviter les passages aux urgences.


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