Saïda. Les «Tarawihs au féminin...»

Le phénomène n'est pas nouveau, chaque année, pendant le mois de ramadhan, l'aile réservée aux femmes dans les mosquées connaît de plus en plus une affluence accrue des fidèles de la Gent féminine. D'année en année le nombre des pratiquantes des "Tarawihs" va crescendo jusqu'à rendre insuffisants les espaces qui leur sont réservés dans les lieux de culte. Elles viennent vite après le F'tour pour gratter une place. Le ramadhan de cette année aura connu un boom dans les Tarawihs au féminin. En plus de la prière, les "Tarawihs" sont devenus un moment où les femmes se rencontrent pour discuter et échanger des propos sur la vie quotidienne. A la fin des "Tarawihs" un flot de femmes, toute en Khimar mais sans ostentation se déverse sur les quartiers attenants, certaines s'engouffrent dans des voitures qui les attendent, les autres rentrent chez elles à pied en petits groupes, profitant un peu de toute cette convivialité pour papoter un brin de causette qui avait déjà bien commencé bien avant la Prière. Les hommes voient en ce vrai phénomène de société une pratique tout à fait normale, voire méritoire. D'autres plus sceptiques et visiblement outrés marmonnent que cela ressemble plus à un effet de mode qu'à un élan de spiritualité...


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