CHU «Hassani Abdelkader» de Sidi Bel-Abbès. Ouverture du nouveau service de neurologie

Par l’ouverture de son nouveau service de neurologie, le CHU de Sidi Bel-Abbès ne se contente pas d’inaugurer des murs, il déploie un arsenal thérapeutique de pointe pour contrer l’urgence cérébrale. Sous l’égide du Pr Naïma Oudrar, l’établissement s’inscrit désormais dans la modernité des soins d'exception. Longtemps perçues comme une fatalité liée à l’usure du temps ou aux aléas de la vie, les pathologies neurologiques disposent désormais, au sein du CHU «Abdelkader Hassani», d’une réponse structurelle à la hauteur des enjeux contemporains. La réhabilitation de ce service n’est pas qu’architecturale; elle est avant tout stratégique. Le rez-de-chaussée de l’édifice, véritable centre névralgique dédié aux urgences vasculaires, introduit une révolution thérapeutique qui la thrombolyse. Cette technique de recanalisation artérielle, consistant à dissoudre le thrombus par voie intraveineuse, représente le «mètre étalon» de la neurologie moderne. En rétablissant la perfusion cérébrale dans la fenêtre critique des 4h30, les équipes du Pr Oudrar ne sauvent pas seulement des vies; elles préservent l'intégrité cognitive et motrice des patients, réduisant drastiquement le spectre du handicap selon les responsables du secteur. Au-delà de l'urgence, la structure déploie une vision holistique de la neurologie. À l’étage, le service s’articule autour d’unités spécialisées traitant l’épilepsie et les infections du système nerveux. Mais l’innovation réside également dans la dimension pédagogique du projet. Un espace dédié à la formation continue permet aux résidents et généralistes de s'approprier les protocoles les plus récents. Cette volonté de transmission est le gage d’une pérennité scientifique: transformer l’hôpital en un lieu de savoir où la recherche clinique et la pratique de terrain se nourrissent mutuellement. L'une des missions cardinales de ce nouveau pôle est le suivi des pathologies chroniques invalidantes, à l'instar de la sclérose en plaques (SEP). En offrant une prise en charge spécialisée au plus près des citoyens, le service brise l'isolement des malades et vise une amélioration concrète de leur qualité de vie. Toutefois, la technologie médicale reste vaine sans une conscience citoyenne. Le personnel, conscient que «le temps, c’est du cerveau», multiplie les campagnes de sensibilisation. L'objectif est clair: éduquer le regard du public pour que chaque symptôme d'alerte devienne un signal d'évacuation immédiate. L’opérationnalité de ce service qui sera bientôt renforcé par des gardes médicales 24h/24, illustre une trajectoire ascendante pour le système de santé national. Ce projet est le reflet d'une volonté politique d'équité territoriale dans l'accès aux soins de haute technicité. En dotant Sidi Bel-Abbès d’un tel outil, l’État ne fait pas que moderniser une infrastructure, il réaffirme le contrat social qui lie la santé publique à l’excellence scientifique. La neurologie au CHU «Hassani Abdelkader» n’est plus une promesse, c’est une réalité en marche.


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