Au quatrième jour du Ramadhan, le marché des denrées semble être sous contrôle …D’autre part, la disponibilité des produits sur les étalages avait atténué toute forte intention de spéculation. Cette situation d’abondance est plus présente, surtout sur les marchés au niveau des quartiers populeux ainsi que les marchés publics hebdomadaires «traditionnels». Dans ces endroits populaires, les prix sont plus qu’abordables. Cela touche, surtout, les produits de première nécessité, très prisés par les petites bourses des couches défavorisées. Même, les services de contrôle semblent cette année, être à cheval dans cette bataille livrée aux différentes sortes d’infraction et de délit que l’on peut rencontrer dans ce ténébreux monde du commerce dans ses aspects doubles: officiels et parallèles. Quand l’Etat se mettrait à jouer son jeu officiel «répressif», pour ne pas dire constitutionnel, tout irait se mettre dans l’ordre, de façon très automatique. Toutes les tares, rencontrées auparavant, ont été la simple conséquence d’une désertion de l’agora par l’Etat. Et quand les services de l’Etat se repliaient –d’une façon ou d’une autre- le terrain est vite occupé par entités maléfiques que l’on appelle des «spéculateurs», imposant leur diktat sur le marché des produits de forte consommation. Et ainsi, tout le monde en connaissait les retombées, donc pas besoin d’en parler trop. Pour faire marcher les choses au pas cadencé, il faudrait mettre sous contrôle les services de contrôle. Par nature, les gens ne respectent une autorité que quand elle est fortement autoritaire. Imposant ainsi sa volonté et faisant respecter les lois à tout le monde. Un contrôleur n’est ni un saint non plus un ange, en possession de tous les défauts humains. Lui aussi est tenté par l’argent sale, comme par les différents machins attrayants. Le contrôle, la supervision et le suivi, ce sont des moyens qui ne devraient pas être absents dans la gestion des affaires de l’Etat. Ça c’est quand un Etat est sérieusement debout face aux tares et aux vices des êtres humains. Ramadhan est un mois sacré pour les fidèles de la religion islamique. Certes! Mais, c’est également, un marché, une grosse masse de consommateurs, un commerce, voire, un négoce! Ramadhan est devenu tout ça à la fois. C’est un patchwork de contrastes qui traduit sur le tas, les vraies contradictions d’une société composée d’un «melting pot» de croyants sincères et dévoués. Comme il traduit, également, le faux, la cupidité et l’hypocrisie dans tous ses aspects.



