Agressions et vols commis grâce aux deux roues. Les scooters font peur aux piétons

A Oran, un phénomène inquiète de plus en plus les citoyens : la recrudescence des agressions et des vols commis par des scooters. Rapides, imprévisibles et souvent difficiles à identifier, ces engins à deux roues semblent être devenus l’outil privilégié de certains délinquants et criminels qui profitent de la mobilité qu’offre la circulation urbaine. Une moto occupée par deux jeunes est désormais perçue comme suspecte par de nombreux citoyens, tant ce mode opératoire est revenu dans plusieurs affaires récentes. Dans divers quartiers de la ville, des témoignages concordent. Téléphones arrachés en pleine rue, sacs à main subtilisés en quelques secondes, personnes âgées bousculées sans ménagement… Les auteurs surgissent, agissent et disparaissent aussitôt dans le flux de la circulation. Le scénario est presque toujours le même: deux individus casqués, une moto puissante, une cible repérée à l’avance. Plus grave encore, ces derniers mois, des casses de bijouteries et des guets-apens ont également été signalés, impliquant des individus à moto. Arrivés rapidement sur les lieux, ils frappent en quelques instants puis prennent la fuite avant même que les commerçants ou les riverains ne puissent réagir. Ce mode opératoire, basé sur la vitesse et l’effet de surprise, complique considérablement l’intervention rapide et l’identification des auteurs. Cette forme de délinquance crée un sentiment d’insécurité grandissant, notamment chez les femmes, les étudiants, les commerçants et les travailleurs, aucune frange de la société n’est épargnée. Le plus inquiétant reste la facilité avec laquelle ces motos se faufilent dans les ruelles, empruntent parfois les trottoirs ou roulent à contresens, mettant également en danger les piétons. Au-delà du constat, plusieurs citoyens s’interrogent: existe-t-il un contrôle rigoureux des motos en circulation? Les numéros d’immatriculation sont-ils systématiquement vérifiés? Le port du casque intégral, qui rend l’identification difficile, ne devrait-il pas faire l’objet d’un encadrement plus strict dans certaines zones sensibles? Il ne s’agit pas de stigmatiser les usagers honnêtes des deux-roues, nombreux à utiliser la moto comme moyen de transport pratique et économique. Mais face à la multiplication des agressions et des attaques contre des commerces, un encadrement plus ferme s’impose. Renforcement des patrouilles, contrôles inopinés, vidéosurveillance accrue, les solutions existent, encore faut-il les appliquer avec constance. Oran ne peut se résoudre à voir ses rues transformées en terrain d’insécurité permanente. La protection des citoyens et des commerçants doit demeurer une priorité absolue. Les Oranais attendent aujourd’hui des mesures concrètes pour que la ville retrouve pleinement la sérénité qui a longtemps fait sa fierté.


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