Sidi Bel Abbès. L’émergence d’un hub technologique agricole sous l'égide du Centre Enrico Mattei

Par la convergence de l’expertise académique italienne et du potentiel agro-industriel de la Mekerra, la création du Centre Enrico Mattei marque un tournant décisif dans la coopération bilatérale entre Alger et Rome. L’audience accordée ce lundi par le premier responsable de l'exécutif, Kamel Hadji, à une délégation de l'Université de Tuscia scelle les prémices d'une révolution agrotech en Algérie. Le paysage agricole algérien est en pleine mutation structurelle. Ce lundi 16 février 2026, la wilaya de Sidi Bel Abbès a été le théâtre d’une rencontre dont la portée dépasse les simples usages diplomatiques. Le responsable de l'exécutif Kamel Hadji a reçu une délégation de haut rang de la prestigieuse Tuscia University (Italie), venue jeter les bases opérationnelles du futur «Centre Enrico Mattei» dédié aux technologies agricoles. Le choix de Sidi Bel Abbès pour abriter ce projet n'est pas le fruit d'une simple opportunité géographique, mais bien d'une reconnaissance de son statut de «pôle agricole par excellence». Le wali a d'ailleurs longuement insisté sur la synergie nécessaire entre les ressources naturelles endogènes et l'apport de la connaissance scientifique. Dans cette perspective, l'Université Djillali Liabes se positionne comme le pivot central de ce dispositif. Forte de son rayonnement international et de ses performances remarquables dans les récents classements mondiaux de la recherche, l'institution locale est appelée à devenir le partenaire privilégié de l'expertise italienne. Il s'agit ici d'une véritable diplomatie scientifique, où l’échange de savoirs entre académiciens et experts des deux rives de la Méditerranée vise à répondre aux défis contemporains de la sécurité alimentaire. Porter le nom d’Enrico Mattei n’est pas anodin. Figure historique de la coopération énergétique et symbole d'un partenariat équitable entre l’Italie et l’Algérie, Mattei incarne aujourd'hui, à travers ce centre, une nouvelle vision du développement, celle de l'innovation technologique appliquée à la terre. Les discussions ont porté sur l’introduction de technologies de précision pour optimiser les rendements, la création d’un pont direct entre les laboratoires universitaires et les exploitations agricoles et le renforcement des infrastructures pour faire de la wilaya une destination privilégiée pour l'investissement agricole intelligent. En réitérant l’engagement total des autorités locales à accompagner ce projet stratégique, le responsable de l'Exécutif souligne la volonté de l'État de transformer les ambitions théoriques en réalités concrètes. Ce centre ne se veut pas seulement un lieu de recherche, mais un moteur de croissance économique, capable de générer une valeur ajoutée locale tout en consolidant les liens historiques entre l'Algérie et l'Italie. Alors que l'ouverture du centre est annoncée pour un avenir proche, Sidi Bel Abbès s'apprête à devenir le laboratoire à ciel ouvert d'une agriculture moderne, résiliente et résolument tournée vers l'avenir.


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