Haï Oussama (Ex Boulanger). 10 familles sous la menace d’un bloc de béton

Situé à la rue des Frères Belhadj Boulanger, cet immeuble ancien classé en zone rouge continue pourtant d’être habité. Sur sa façade, un important bloc de béton fissuré menace de se détacher à tout moment. Les dix familles recensées attendent toujours leur pré-affectation, vivant dans l’angoisse d’un drame imminent. À la rue des Frères Belhadj Boulanger, l’immeuble présente des signes avancés de dégradation. Fissures béantes, corniches fragilisées et surtout un bloc de béton partiellement désolidarisé de la structure principale constituent un danger permanent. Un risque visible à l’œil nu, qui menace aussi bien les habitants que les passants. Classé officiellement en zone rouge, le bâtiment aurait dû être évacué depuis longtemps. Les dix familles qui y résident ont été recensées par les services concernés et attendent depuis leur pré-affectation, sans qu’aucune date ne leur soit communiquée. En attendant, elles continuent de vivre dans un immeuble reconnu dangereux. M. Kadari Malek, résident de l’immeuble, témoigne de cette situation alarmante : «Nous vivons sous une menace permanente, nous et les passants. À chaque bruit, on craint le pire», déclare-t-il. Père d’un enfant en situation de handicap, il lance un appel direct aux autorités : «Nous attendons un geste juste de Monsieur le wali pour être relogés en priorité, compte tenu de notre situation.» La crainte n’est pas théorique. Récemment, une dalle appartenant à un voisin s’est effondrée, rappelant brutalement la réalité du danger. Par chance, aucune victime n’est à déplorer, mais cet incident a renforcé l’inquiétude des habitants, conscients que le prochain effondrement pourrait ne pas avoir la même issue. Le danger ne concerne pas uniquement les résidents. Le bloc de béton fissuré surplombe directement la rue, un axe emprunté quotidiennement par des riverains, des enfants et des commerçants. Une chute pourrait provoquer un drame aux conséquences irréversibles. Ce cas illustre une problématique persistante : des immeubles classés dangereux, des familles recensées et des risques clairement identifiés, mais des décisions qui tardent à se concrétiser. Pendant ce temps, la peur devient le quotidien de familles entières. À la rue des Frères Belhadj Boulanger, tous les signaux d’alerte sont au rouge. Les familles sont recensées, les incidents ont commencé et le danger est réel. Agir après un drame serait une faute impardonnable. L’intervention des autorités, à leur tête le wali, est aujourd’hui attendue comme une urgence absolue, avant qu’un immeuble classé rouge ne fasse des victimes.


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