Le Carrefour de Sidi Bel Abbès

Protection des populations vulnérables. La CNAS et la DAS scellent une alliance stratégique

À Sidi Bel-Abbès, la Caisse Nationale des Assurances Sociales (CNAS) franchit un cap décisif dans sa stratégie d’inclusion. Sous l’égide de la numérisation, l’institution déploie la carte Chifa au profit des populations non affiliées, érigeant la technologie en levier de dignité pour les plus vulnérables.

Dans l’écrin de la salle de conférences de la radio locale, une rencontre d’une portée singulière a réuni cadres de la CNAS, représentants de la Direction de l’Action Sociale (DAS), praticiens et pharmaciens. Le slogan retenu, «Un nouveau pas vers la numérisation des services et l’amélioration de la prise en charge des catégories vulnérables», n’est pas qu’une simple formule de circonstance. Il incarne une mutation profonde du contrat social, l’extension de la protection sanitaire à ceux que l’informel ou la précarité maintenaient, jusqu’ici, en marge du système de sécurité sociale. La distribution symbolique, mais concrète, d'un nombre important de cartes à des citoyens démunis marque ainsi la fin d’une forme d’invisibilité administrative. En intégrant les non-affiliés sans revenus au cœur du dispositif «Chifa», l’État réaffirme la primauté du droit à la santé sur la condition statutaire du travailleur. Au-delà de l'outil plastique, c'est l'architecture même de la prise en charge qui a été disséquée par les experts. Les explications fournies ont mis en lumière un écosystème où la fluidité administrative réduit le poids psychologique de la maladie.
Pour le citoyen non assuré, notamment celui souffrant de pathologies chroniques, la carte Chifa devient un sésame vital. Les dispositions sont claires, une prise en charge à 100 % des frais médicaux, affranchie des contingences de volume ou de coût des prescriptions, une couverture qui englobe non seulement le titulaire, mais aussi ses enfants mineurs, garantissant ainsi une pérennité sanitaire au noyau familial et l'accès aux interventions chirurgicales au sein des cliniques conventionnées, brisant la barrière financière de la haute technicité médicale. Le débat a permis de rappeler l’exhaustivité de la nomenclature couverte. De l'oncologie aux maladies auto-immunes, en passant par les pathologies neurodégénératives comme la sclérose en plaques ou les affections cardiovasculaires lourdes, la CNAS se positionne comme le garant de la résilience nationale face au fardeau épidémiologique. L'enjeu est ici d'éliminer le «reste à charge» catastrophique pour les ménages, transformant une fatalité biologique en une responsabilité collective partagée. Consciente que la numérisation ne doit pas accentuer la fracture territoriale, la CNAS, de concert avec la DAS, a annoncé une offensive de proximité.
Des brigades de cadres sillonneront les zones enclavées pour porter l'information là où elle manque. Cette démarche de «l'aller-vers» témoigne d'une volonté de ne laisser aucun citoyen sur le bord du chemin numérique. En clarifiant les procédures et en levant les ambiguïtés bureaucratiques, l'agence de Sidi Bel-Abbès transforme la carte Chifa en un instrument d'équité territoriale et sociale. Une avancée qui prouve que si la technologie est le moteur de la réforme, l'humain en demeure, impérativement, la boussole.

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Ramadhan 2026. Vers une régulation optimisée et solidaire du marché

Face aux enjeux de sécurité alimentaire et de préservation du pouvoir d'achat, la Direction du Commerce de la wilaya de Sidi Bel-Abbès déploie un dispositif d'envergure. Entre extension des marchés de solidarité et renforcement du contrôle coercitif, la wilaya affine sa stratégie de proximité. À l'approche du mois sacré de Ramadhan, la Direction du Commerce de la wilaya de Sidi Bel-Abbès intensifie ses préparatifs pour garantir une stabilité structurelle des prix et une disponibilité continue des produits de large consommation.
Cette année, l'accent a été mis sur une architecture de distribution décentralisée, visant à atténuer les pressions inflationnistes habituelles de cette période. L'initiative phare de cette saison réside dans l’ouverture de 18 marchés de solidarité, répartis stratégiquement à travers les 15 daïras de la wilaya. Cette programmation marque une progression quantitative par rapport à l'exercice précédent, avec deux nouveaux points de vente ajoutés au réseau. Les pôles urbains de Sidi Bel-Abbès et d’Ibn Badis bénéficieront chacun de deux structures tandis que la commune de Tighalimet verra, pour la première fois, l'implantation d'un espace de vente directe.
Le choix des sites répond à une logique de "proximité citoyenne", visant à réduire les zones d'ombre en matière d'approvisionnement. L’autorité de régulation mise sur une mobilisation accrue du tissu économique local. Forts du succès de 2025 qui avait réuni 220 opérateurs, les services du commerce ont multiplié les rencontres de sensibilisation. L'objectif est double, encourager le civisme économique et garantir une offre exhaustive (viandes, produits halieutiques, denrées de première nécessité) à des prix concurrentiels. Sur le plan de la sécurité alimentaire, les indicateurs sont au vert. Le complexe Giplait assure une production quotidienne de 120.000 litres de lait, couvrant non seulement les besoins de la wilaya mais aussi ceux des régions limitrophes. La Direction affirme qu'aucun déficit n'est à déplorer, les stocks actuels de denrées de base (huile, sucre, café) étant calibrés pour répondre à l'augmentation de la demande saisonnière. Parallèlement à l'aspect solidaire, un dispositif de surveillance rigoureux est instauré. 62 brigades de contrôle ont été mobilisées pour quadriller les marchés de proximité et les circuits de distribution classiques. Leur mission est impérative: veiller au respect des normes d'hygiène, contrôler la transparence des transactions et surtout, éradiquer toute velléité de spéculation illicite. Des inspections préventives sont d’ores et déjà menées pour stabiliser les flux avant le début du mois sacré. Enfin, l’action institutionnelle s’articule avec l'élan caritatif. En coordination avec la Direction de l’Action Sociale (DAS), des commissions d'inspection sillonnent le territoire pour valider la conformité des sites destinés aux restaurants de la solidarité.
Ce processus d’homologation strict permet d'encadrer l'action des associations et des bienfaiteurs, garantissant ainsi la dignité et la sécurité sanitaire des citoyens les plus vulnérables. Par ce déploiement multidimensionnel, Sidi Bel-Abbès se positionne comme un modèle de régulation proactive, conjuguant impératifs logistiques et valeurs de cohésion sociale.

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Sécurité hydrique. Entre dessalement et stockage stratégique

Face à l’impératif de sécurité hydrique, la wilaya déploie une stratégie de maillage infrastructurel ambitieuse. Entre dessalement et stockage stratégique, le secteur de l’hydraulique redessine l'avenir de la distribution pour pallier l'aléa climatique et l'expansion démographique. La gestion de l'eau n'est plus une simple affaire de logistique urbaine; elle est devenue le curseur de la stabilité socioéconomique des régions. Dans cette optique, la politique nationale de renforcement des capacités de stockage s’incarne aujourd'hui par une mutation profonde du paysage hydraulique local. À travers une série de projets structurants, les autorités s'attellent à transformer une gestion de flux tendus en une gestion de résilience, capable d'absorber les pics de demande estivaux. L'architecture de ce plan repose sur une décentralisation des capacités de stockage. Loin des mégapoles, ce sont les communes et les villages qui bénéficient de cette montée en puissance notamment a Sfisef où le réservoir de 2.000 m³ (achevé à 80 %) s'apprête à devenir le poumon hydrique de la zone d'ici mai prochain, à Tilmouni et Sidi Khaled ; les villages de Gouassem, Touaita et Habara voient sortir de terre des structures de 500 à 1.000 m³, témoignant d’une volonté de réduire les disparités territoriales en matière d'accès à la ressource. A Sidi Ali Boussidi et Aïn Trid: ces chantiers viennent parachever un dispositif qui vise à sanctuariser l'approvisionnement en amont des périodes de stress hydrique. Si ces infrastructures impressionnent par leur déploiement, leur véritable efficacité réside dans leur insertion au sein d'un écosystème complexe. Le réservoir ne se contente plus de stocker; il devient le point de convergence de ressources hybrides. L’eau qui y sera stabilisée, proviendra d'une architecture de sources variées l’apport des barrages conventionnels, la montée en puissance des stations de dessalement d'eau de mer (SDEM), fer de lance de la transition hydrique et le projet imminent de transfert depuis la station de Hilal (Aïn Témouchent). Cette interconnexion des réseaux garantit une souplesse d'exploitation inédite, permettant de basculer d'une ressource à l'autre en cas de défaillance ou de pénurie localisée. Au-delà du béton et des taux d’avancement (souvent supérieurs à 80% ou 90%), ces projets incarnent une vision de long terme. En augmentant le volume de régulation, la wilaya se dote d'un «amortisseur» face aux aléas climatiques. L'objectif est clair, passer d'une distribution subie à une gestion prédictive et sécurisée. Alors que les réceptions s'échelonneront de mars à mai, c'est toute une dynamique de service public qui se réinvente, plaçant la sécurité hydrique non plus comme une ambition mais comme un socle tangible du développement local.

 

 


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