Il n’a pas joué une minute depuis son retour de la CAN. Boudaoui, quel avenir à Nice ?

Pour la quatrième fois de suite, le milieu de terrain international Hichem Boudaoui s’est retrouvé écarté du groupe niçois par l’entraineur Claud Puel. Le constat est, d’ailleurs, on ne peut plus clair: Depuis son retour du Maroc au lendemain de l’élimination de l’Algérie en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, Hichem Boudaoui ne compte aucune minute en temps de jeu. Pourtant, son équipe a déjà disputé quatre rencontres officielles: deux en championnat de France, à Toulouse puis à Nantes ainsi que deux en Ligue Europa face aux Néerlandais du Go Ahead Eagles puis, ce jeudi en Bulgarie face à Ludogorets. Mais si son absence dans la ville rose aurait pu jouer en son avantage puisque son équipe avait perdu sur un score lourd (5-1), la belle victoire sans lui à Nantes a confirmé une mise à l’écart qui ne dit pas encore son nom. D’autant plus qu’entre-temps, les Niçois avaient reçu et battu Go Ahead dans un match pratiquement sans enjeu en compétition européenne. La réaction de l’entraineur niçois Claude Puel à l’issue ainsi qu’au lendemain de l’éclatante victoire à la Beaujoire pourraient, d’ailleurs, confirmer la donne, en raison notamment des éloges faits à ceux qui ont été alignés dans l’entrejeu mais aussi eu fait que le nom de l’international algérien n’a même pas été prononcé une seule fois par le patron technique des Aiglons, notamment lorsqu’il a été question des éléments absents. Bien au contraire, Puel était particulièrement satisfait et ne l’a aucunement caché. «On a fait notre meilleure mi-temps depuis mon arrivée, que ce soit au niveau du jeu, à la perte du ballon, du travail défensif, dans le replacement, le pressing qu’on a essayé d’exécuter sur toutes les positions. C’était vraiment intéressant dans le rendu» a-t-il, en effet, lancé à ce propos, avant d’enfoncer l’ancien du Paradou sans toutefois le nommer, en évoquant son concurrent dans l’entrejeu et les raisons qui l’ont incité, depuis la défaite à Toulouse, à faire «ce» choix du tandem Abdul Samed – Vanhoutte. «Ce que j’ai voulu retrouver avec ce milieu-là ? De la solidité pour établir des bases. Je pense que les deux (Abdul Samed et Vanhoutte) ont fait le boulot. De temps en temps, on a perdu quelques ballons, parce qu’on a un peu subi. Ils avaient pas mal de temps de jeu dans les jambes sur ces deux jours et demi. Il y a eux, et il y avait la défense qui a été très intéressante également. Ils ont essayé de nous pilonner systématiquement. J’ai bien aimé, il faut qu’ils continuent les progrès pour nos deux axiaux. Ce sont des gamins. Ils sont à l’écoute, ils corrigent» a-t-il affirmé à ce propos.

                                  Puel lui préfère des stagiaires

Avant d’enchainer: «Quand on se rappelle du match de Toulouse, où on a pris des buts sur des fautes bêtes de placement ou d’intervention, je pense qu’ils ont montré aujour-d’hui qu’ils étaient en capacité, et d’écoute et de réaction, et de délivrer un très bon match. C’est bien pour eux, c’est bien pour l’équipe. L’ensemble est resté très cohérent. Jonathan (Clauss) a fait son match, comme d’habitude. Ali (Abdi) a fait un match très solide aussi, défensivement. Melvin (Bard) avait très bien débuté, mais il est en délicatesse avec son pubis et c’est Ali qui prend la suite. C’est un groupe qui répond à l’unisson. Ça, il faut le travailler, le perdurer. C’est pour ça que je dis que ce n’est qu’une étape, un intermède, un éternel recommencement». Une «interprétation tactique» et une projection sur le court terme qui ne laisse aucun doute sur le sort réservé à Hichem Boudaoui. L’enfant de Béchar a désormais jusqu’au 2 février, soit demain, date de la clôture du marché hivernal des transferts pour trouver un nouveau club et ne pas prendre le risque de cautionner un tel déclassement qui pourrait lui coûter sa place en sélection nationale. A un an et demi de la fin de son contrat avec l’OGCN, il semble bien que ce soit la fin de cette idylle entamée en 2019, année de son sacre en Coupe d’Afrique des Nations avec les Verts de Djamel Belmadi. D’autant plus que, signe qui ne trompe pas, son entraineur à Nice, Claude Puel avait pris la décision de considérablement rajeunir son groupe pour l’ultime déplacement continental de la saison, jeudi et préféré terminer ce match face à Ludogorets Razgrad avec une moyenne d'âge de 20,6 ans que de faire appel à l’international algérien !


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