A l’approche du mois sacré de Ramadhan, les prix des fruits et légumes connaissent une hausse sensible dans plusieurs marchés de la ville, suscitant l’inquiétude des ménages. Sur les étals de la Bastille, de la Ville Nouvelle, des Mimosas ou encore du marché Boulanger, les consommateurs constatent des tarifs en nette augmentation, rendant l’accès aux produits de première nécessité de plus en plus difficile pour les familles à revenus modestes. À quelques semaines du mois sacré de Ramadhan, la hausse des prix des fruits et légumes refait surface, suscitant de vives inquiétudes chez les consommateurs. Dans les marchés de la ville, les ménages constatent, jour après jour, une augmentation progressive des tarifs, notamment sur les produits de large consommation, indispensables à la préparation des repas quotidiens. La pomme de terre, aliment de base par excellence sur les tables algériennes, se vend actuellement entre 70 et 80 dinars le kilogramme. Un prix jugé élevé par de nombreux citoyens, surtout au regard de la production nationale annoncée comme suffisante. La tomate, autre produit incontournable, s’affiche à 100 dinars le kilogramme, tandis que la carotte se maintient au même niveau. La courgette, quant à elle, atteint 150 dinars, un seuil difficilement accessible pour les familles aux revenus modestes. La situation est encore plus préoccupante pour certains légumes verts. Les haricots verts connaissent une flambée spectaculaire, avec un prix avoisinant les 350 dinars le kilogramme, les plaçant hors de portée d’une large frange de la population. Une hausse qui s’explique, selon certains commerçants, par les coûts de production, le transport, ainsi que la multiplicité des intermédiaires entre le producteur et le consommateur. Face à cette réalité, de nombreux citoyens expriment leur crainte de voir les prix continuer à grimper à mesure que le mois de Ramadhan approche, période traditionnellement marquée par une forte demande. Beaucoup appellent à un renforcement des mécanismes de contrôle, à une régulation plus stricte des marchés et à une intervention efficace des pouvoirs publics afin de limiter la spéculation et protéger le pouvoir d’achat. Dans ce contexte, l’enjeu reste de garantir la disponibilité des produits à des prix raisonnables, afin de permettre aux familles de traverser le mois de jeûne dans des conditions décentes, loin de la pression financière qui s’accentue chaque année à la veille de Ramadhan. Face à cette hausse continue, les consommateurs espèrent une intervention rapide des autorités pour réguler les prix et garantir l’accès aux produits de première nécessité. Sans mesures concrètes, la pression sur le budget des familles risque de s’accentuer, mettant en lumière l’importance d’une surveillance stricte des marchés à l’approche du mois sacré.
A l’approche du mois de Ramadhan. Hausse inquiétante des prix des fruits et légumes
- par Youcef. Chaibi
- Le 21 Janvier 2026
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