A Misserghine, un site chargé d’histoire et de souvenirs a peu à peu disparu du paysage et de la mémoire collective. Longtemps fréquenté par les familles comme espace de détente et de convivialité, le lieu de la Vierge, aujourd’hui abandonné, illustre la non préservation d’un patrimoine local, pourtant porteur d’une histoire partagée. Misserghine où certains lieux racontaient l’histoire silencieuse d’une ville et de ses habitants. Parmi eux, le site de la Vierge occupait une place particulière dans la mémoire locale. Loin d’être perçu uniquement comme un lieu religieux, il faisait partie intégrante du quotidien des familles, un espace ouvert où se mêlaient détente, rencontres et souvenirs. Un habitant de la région témoigne: le site de la Vierge faisait partie du paysage et de la mémoire collective. Ce n’était pas un lieu de culte au sens strict pour la population musulmane, mais un espace de vie. Les familles y venaient surtout pour passer la journée, faire des pique-niques, profiter de l’ombre et du calme. Les enfants jouaient, les anciens discutaient et le lieu était respecté naturellement. Avec le temps, ce site a sombré dans l’oubli. La grotte est aujourd’hui vide, la statue a disparu et les aménagements se sont dégradés. Aucun programme clair de sauvegarde n’a été engagé pour préserver ce pan du patrimoine local, pourtant chargé d’histoire. «Ce lieu racontait une période de Misserghine, une mémoire partagée, au-delà de toute considération religieuse», poursuit le témoignage. «Aujourd’hui, la non préservation de ce site est une perte pour tout le monde. Ce n’est pas seulement une statue ou une grotte qui a disparu, mais un espace de souvenirs, un repère pour des générations entières». À travers l’abandon de ce site, c’est une partie de l’histoire locale qui s’efface lentement. À Misserghine comme ailleurs, la préservation du patrimoine reste un enjeu majeur pour transmettre la mémoire collective et préserver les traces du passé commun. L’abandon du site de la Vierge dépasse la simple dégradation d’un lieu. Il révèle une négligence plus large envers le patrimoine local et la mémoire collective. En laissant ces espaces se détériorer, c’est une partie de l’histoire partagée, faite de souvenirs simples et de vie quotidienne, qui disparaît peu à peu. Préserver ce patrimoine, ce n’est pas revenir au passé, mais reconnaître sa valeur et transmettre aux générations futures les traces d’une histoire commune.
Misserghine. Quand l’abandon du site de la Vierge efface la mémoire collective
- par Youcef. Chaibi
- Le 20 Janvier 2026
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