A l’instar des six marchés laissés à l’abandon par la commune et désertés par les commerçants, le marché couvert qui est une structure commerciale des plus anciennes car construit vers les années trente et situé au centre-ville du chef-lieu de la wilaya est en train de s’inscrire dans le registre de la négligence des plus caractérisées. Ce marché emblématique dont l’architecture témoigne bien d’une ville méridionale, est aujourd’hui un espace qui manque d’hygiène et de salubrité, loin des conditions réglementaires du commerce. Le manque flagrant de volonté des élus de l’APC et des responsables de la daïra de Mostaganem impacte négativement sur les activités du marché mais surtout sur le cadre de vie des riverains. Il est regrettable de constater que son organisation, sa propreté et même son environnement sont affectés par l’insalubrité. Un manque d’hygiène manifeste renseigne bien sur la mauvaise gestion de la commune qui, visiblement, est à la limite de la négligence sinon du laisser-aller. Ce marché fait parler de lui car, à ce niveau-là, il n’y a aucun service de nettoiement ni à l’intérieur ni à l’extérieur. Une situation déplorable à même le centre-ville. A défaut d’une prise en charge cohérente faisant de l’hygiène et la salubrité une réelle mission qui préserverait la santé des consommateurs mais aussi des commerçants. Sans une attention volontaire des élus, dans ce marché, chacun se comporte comme il veut et le désordre s’installe en maître. Dans cet espace, les allées du haut comme celles du bas sont squattées par les commerçants ne respectant aucune règle de sécurité. Les marchands d’olives rincent leurs produits à l’entrée du marché laissant dégouliner des eaux salissantes. Ceux de la volaille jettent leurs abats dans les bacs jouxtant l’espace commercial, infectant l’environnement du marché. Les poissonniers du sous-sol jettent leurs restes qui viennent s’ajouter à ce fâcheux décor infect et nauséabond. Les marchands de fruits et légumes, à leur tour, aggravent l’insalubrité. Les chiens errants, par douzaine, s’invitent tous les matins, à l’entrée du marché, pour se nourrir des abats et des os des boucheries. Enfin, les toilettes publiques, infréquentables car il n’y a, dans ces lieux, aucune hygiène… sauf que cet endroit devient un espace de stockage de marchandise au vu et au su des élus. Aux alentours du marché, les vendeuses de pain traditionnel s’activent à même le sol glutineux dans l’indifférence de tous. Faut-il rappeler que la presse locale a toujours sensibilisé sur ce constat d’échec. Une telle dégradation des mesures d’hygiène dans un lieu très fréquenté interpelle les élus et les responsables de la daïra à veiller sur les principes de l’hygiène par des contrôles de manière rigoureuse. Mais cette situation d’insalubrité qui n’a que trop duré, renseigne clairement de la négligence.
Marché couvert de Mostaganem. L’insalubrité renseigne bien sur la négligence
- par Charef Kassous
- Le 17 Janvier 2026
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