Architecture scolaire à Sidi Bel-Abbès. Levier de cohésion et de performance

À l'aube de la prochaine saison pédagogique, la wilaya de Sidi Bel-Abbès opère une mutation profonde de son paysage éducatif. Par le lancement concomitant de plusieurs chantiers d'envergure, les autorités locales ne se contentent pas de répondre à une pression démographique: elles dessinent les contours d’une école de proximité, garante de l’équité territoriale.
Le lancement des travaux de quatre collèges d'enseignement moyen (CEM) et d'un lycée marque un tournant décisif dans la stratégie de décentralisation du savoir. À Mezaourou, l’édification d’un nouveau lycée n'est pas une simple réponse administrative; c'est l’aboutissement d’une attente citoyenne légitime. En ancrant le cycle secondaire au cœur de cette localité du Sud, la wilaya réduit drastiquement la pénibilité des déplacements quotidiens, facteur identifié de fatigue préscolaire et, trop souvent, de déscolarisation précoce. Le renouvellement des structures, à l'image du remplacement des CEM «Daoud Barkan» à Telagh et «Djafar Belkacem» à Tenira, témoigne d'une volonté de moderniser un bâti parfois vétuste, afin d'offrir aux élèves et au corps enseignant un cadre propice à l'émulation intellectuelle. Le programme complémentaire de l'année 2025 s'inscrit dans une temporalité courte, mais avec une vision de long terme. L’extension des capacités d'accueil dans des communes telles que Chitouane Belaïla et Aïn El Berd, vise un objectif pédagogique majeur, à savoir le désengorgement des classes. Réduire la densité numérique au sein des salles de classe est le préalable indispensable à toute amélioration de la qualité de l’enseignement, semble être le leitmotiv de cette campagne de construction.
Cette dynamique est complétée par une série d'extensions ciblées (Sidi Bel-Abbès, Ras El Ma, Ibn Badis) et la poursuite de groupes scolaires de type 2, assurant ainsi une continuité éducative de l'école primaire jusqu'au palier secondaire. L'excellence académique ne saurait s'affranchir du bien-être matériel. L'intégration de demi-pensions et de cantines scolaires, notamment à Delahim et Oued Taourira, souligne une approche holistique de la scolarité. En garantissant des centaines de repas quotidiens à travers les communes de Ras El Ma, Telagh ou Tessala, les autorités s'attaquent directement aux disparités sociales. La cantine devient ici un outil de justice sociale, assurant à chaque enfant, quelle que soit son origine géographique ou sociale, des conditions de subsistance dignes durant son temps d'apprentissage. L’année en cours s'annonce comme celle des concrétisations.
Avec la réception attendue de lycées à Sfisef, Mostafa Ben Brahim, Oued Sebaa et au chef-lieu de wilaya, Sidi Bel-Abbès renforce son maillage institutionnel. Ce déploiement massif d'infrastructures dans les zones enclavées et les nouveaux pôles urbains démontre que l'éducation demeure la pierre angulaire de la politique de développement de la wilaya. En investissant dans la pierre, Sidi Bel-Abbès investit avant tout dans son capital humain, préparant les générations futures aux défis de la modernité.


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