Sidi Bel Abbès .La commune de Makedra au cœur d’une mutation sanitaire

Située à une trentaine de kilomètres au nord-est du chef-lieu de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, la commune de Makadra, relevant de la daïra de Ain El Berd, amorce une transformation structurelle de son offre de soins. Par la fusion de structures préexistantes et un investissement communal de premier plan, la localité entend répondre au défi de l’expansion démographique et de l’équité territoriale. Loin de la simple cosmétique architecturale, le projet lancé par les autorités locales de la daïra d’Aïn El Berd repose sur une logique de rationalisation des ressources. L’ambition est claire, à savoir orchestrer la fusion d'une ancienne salle de soins et d'un centre existant pour donner naissance à une structure unifiée, répondant aux standards contemporains de l’asepsie et de l’ergonomie médicale. Ce chantier dont les premiers coups de pioche ont été donnés récemment, bénéficie d'une enveloppe de deux milliards de centimes, mobilisée sur les fonds propres du budget communal. Ce choix budgétaire témoigne d'une volonté politique de placer le développement humain au centre des priorités locales, transformant la fiscalité communale en levier direct de bien-être social. Jusqu’alors, la trajectoire de soins des habitants de Makadra était marquée par la contrainte de la distance. Pour les pathologies chroniques ou les urgences mineures, le recours aux structures du chef-lieu de wilaya constituait une double peine physique pour les corps affaiblis et financière pour les ménages. Le futur centre de santé ambitionne de corriger ces asymétries, en intégrant des services médicaux diversifiés et surtout, un laboratoire d’analyses biologiques dont l'équipement sera assuré par la Direction de la Santé (DSP), ce qui permettra un diagnostic in situ. Cette décentralisation de l'acte médical est un signal fort envoyé aux populations les plus vulnérables et aux personnes âgées, pour qui la mobilité est souvent le premier frein à la guérison. Le dynamisme démographique de Makadra, porté par une urbanisation croissante, exigeait une réponse institutionnelle à la hauteur des enjeux. En ancrant des soins de qualité au sein même de la cité, les autorités ne se contentent pas de réduire les flux de patients vers les hôpitaux saturés de Sidi Bel-Abbès mais de restaurer le contrat de confiance entre l’administré et le service public.


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