Electrification rurale. 704 exploitations enregistrées
L'impératif de la sécurité alimentaire et la quête d'une agriculture résiliente et productive trouvent un écho substantiel dans la wilaya de Sidi Bel Abbès. La Direction de Distribution de l'Électricité et du Gaz (DDEG) vient de finaliser l'exécution de son quota additionnel au titre du programme d'électrification agricole, portant le bilan cumulé des exploitations raccordées à un nombre éloquent de 704 unités depuis l'initiation de ce dispositif stratégique.
Cette offensive infrastructurelle, loin d'être une simple extension de réseau, s'inscrit dans une vision nationale de facilitation de l'accès à l'énergie électrique comme levier de diversification et de modernisation des activités primaires. Le bilan technique est à la mesure de l'ambition : la réalisation de plus de 605,56 kilomètres de lignes à moyenne et basse tension, étayée par l'installation de 484 transformateurs électriques. Cette densification du maillage énergétique garantit, de fait, une alimentation à la fois stable et puissante indispensable pour optimiser les cycles d'irrigation et soutenir l'usage d'équipements de haute technicité.
L'atteinte de ce seuil des 704 exploitations électrifiées est le fruit d'une approche programmatique multidimensionnelle. La DDEG de Sidi Bel Abbès a mobilisé trois vecteurs de financement distincts, chacun contribuant à la réalisation de cet objectif socio-économique à savoir 97 exploitations ont bénéficié du Fonds National de Développement Rural (FNDR),279 exploitations ont été raccordées grâce à l'intervention du Fonds Commun des Collectivités Locales (FCCL) et 328 exploitations supplémentaires ont été équipées dans le cadre du programme spécifique d'électrification agricole. L'impact de ces investissements dépasse la simple notion de confort. Comme l'a souligné la chargée de communication de la DDEG, ce programme vise fondamentalement à accompagner les dynamiques de développement local en fournissant un service énergétique fiable et de qualité. L'accès à cette énergie vitale permet aux agriculteurs de la région de valoriser pleinement leurs terres par des techniques d'irrigation plus efficaces ,de moderniser leurs outils de production pour une efficience accrue et le plus important améliorer significativement le rendement et, in fine, leur contribution au Produit Intérieur Brut (PIB) agricole et à l'économie locale. L'électrification des zones rurales apparaît ainsi comme une condition sine qua non à l'épanouissement d'un secteur agricole performant, capable non seulement d'assurer la sécurité alimentaire du pays, mais aussi de positionner les exploitations locales sur la voie d'une productivité durable et technologiquement avancée.
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Telmouni. Opération de grande envergure police-Gendarmerie
La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et le Commandement de la Gendarmerie nationale ont orchestré, ce jeudi soir, une opération de grande envergure sur la commune de Telmouni située à quelque km du chef-lieu de la wilaya Sidi Bel Abbes. Cette intervention, hautement symbolique et matériellement conséquente, s'inscrit dans une stratégie globale et proactive visant à démanteler les structures criminelles qui menacent le tissu social et la quiétude citoyenne, notamment les bandes de quartier et les réseaux délinquants structurés. L'initiative conjointe, mobilisant d'importants effectifs et moyens logistiques, transcende la simple action de maintien de l'ordre. Elle témoigne d'une volonté politique et sécuritaire ferme d'établir un imperium étatique dissuasif face à l'érosion sécuritaire potentiellement induite par des foyers de criminalité organisée. Le déploiement, manifestement ostentatoire, a pour double objectif d'assurer la protection des personnes et des biens, et d'affirmer la présence intangible des institutions de sécurité sur l'intégralité du territoire communal. L'opération a ciblé avec une précision chirurgicale les vecteurs de la délinquance locale. Les forces de l'ordre ont procédé à une rationalisation de l'espace public, investissant rues et quartiers pour identifier et interpeller des individus faisant l'objet de mandats d'arrêt et de recherches judiciaires. L'examen immédiat des dossiers et le transfert subséquent vers les autorités compétentes soulignent l'efficacité de la chaîne pénale et la rapidité du traitement judiciaire des affaires. Parallèlement, la lutte contre le narcotrafic et la détention illégale d'armes a produit des résultats tangibles. La saisie de stupéfiants et l'appréhension d'individus en possession d'armes blanches (une pratique souvent corrélée aux violences urbaines et aux agressions) constituent des victoires tactiques essentielles dans la désarticulation des logiques criminelles. Ces actions préventives et répressives visent à neutraliser la capacité de nuisance des acteurs délinquants avant même la concrétisation de leurs projets illicites. L'accueil de cette intervention par la population de Telmouni a été marqué par une satisfaction manifeste. Ce sentiment positif traduit non seulement un besoin de sécurité, mais aussi une reconnaissance de l'engagement institutionnel en faveur de la tranquillité publique. L'État, par cette démonstration de force légitime, consolide le contrat social sécuritaire avec les citoyens. En conclusion de cette phase opérationnelle, la Sûreté de la wilaya de Sidi Bel Abbès a réitéré son appel à une intelligence collaborative avec la population.
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Clôture de la campagne de vaccination contre la poliomyélite
La direction de la santé de la wilaya de Sidi Bel Abbès vient de clore, en ce début de semaine, une campagne de vaccination contre la poliomyélite dont l'issue se révèle être un cas d'école en matière de santé publique proactive. Avec un taux de couverture jugé "très satisfaisant" par les autorités sanitaires locales, l'opération a permis d'immuniser plus de 58 000 enfants, de deux mois à cinq ans, atteignant ainsi 86% de la population infantile ciblée. Ce résultat, loin d'être anecdotique, témoigne d'une synergie réussie entre l'engagement institutionnel et la conscience citoyenne face au spectre d'une maladie historique et redoutable. L'analyse de cette campagne révèle deux vecteurs de succès primordiaux. D'une part, une adhésion populaire remarquable. L'affluence massive, enregistrée dès les premiers jours dans les centres de santé, polycliniques et unités de proximité, souligne une vive préoccupation parentale et une mémoire collective qui n'occulte pas les risques de paralysie permanente associés à la poliomyélite. Cette inquiétude éclairée a été le moteur d'une participation rapide et élevée.
D'autre part, la Direction de la Santé (DSP) a démontré une capacité de mobilisation et d'adaptation exemplaire face à l'afflux. Pour contenir la demande et optimiser la couverture, des moyens humains et logistiques considérables ont été engagés notamment l'élargissement des horaires d'accueil, y compris les vendredis, la mobilisation pluri-catégorielle du personnel (médecins, infirmiers, sage-femmes, agents paramédicaux) et le déploiement d'unités mobiles vers les zones rurales et isolées, une stratégie cruciale pour l'équité d'accès, permettant de vacciner sur place et d'éviter aux familles de longs et pénibles déplacements sous un climat hivernal rigoureux. L'aspect logistique a également été marqué par une gestion proactive des stocks de vaccins. Initialement dotée de 30 000 doses, la DSP a rapidement anticipé l'épuisement de son stock face à la demande, obtenant un quota supplémentaire de 52 000 doses. Cette célérité dans le réapprovisionnement a été fondamentale pour maintenir le rythme de la vaccination et assurer l'atteinte de l'objectif. Parallèlement à l'effort logistique, une campagne de sensibilisation ciblée a été menée dans les écoles coraniques et les crèches. Cette démarche, visant à informer plutôt qu'à contraindre, renforce l'idée que la vaccination est une responsabilité collective et un rempart prophylactique essentiel contre le risque de réémergence de la maladie. Le succès de cette campagne est un rappel éloquent. Il conforte l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans son objectif d'éradication, mais il souligne aussi la nécessité d'une vigilance constante. La poliomyélite, bien que jugulée dans de nombreuses régions, demeure une menace sérieuse requérant une immunisation régulière et complète.
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Démolition de l'habitat menaçant ruine
La ville de Sidi Bel Abbès est entrée dans une phase décisive de son programme de résorption de l’habitat précaire. Suite au relogement des familles occupant trois immeubles vétustes et classés en zone de danger imminent, les autorités de la daïra et de l'Assemblée Populaire Communale (APC) ont procédé, mardi, à la démolition de ces structures. Cette initiative, qui dépasse la simple évacuation, s’inscrit dans une vision stratégique de réhabilitation du tissu urbain et de sécurisation de l'espace public. L'opération a spécifiquement ciblé les immeubles dits « Silo », situés rue Aissat Idir. Ce site, emblématique des « points noirs » urbains, menaçait directement la vie des 13 familles qui y résidaient. Le programme global vise l'éradication définitive de l'habitat menaçant ruine (HMR), un enjeu majeur de salubrité publique et de sécurité civile. Le Président de l’APC a souligné que des expertises techniques rigoureuses ont confirmé la fragilité structurelle des trois sites, totalisant 159 logements précaires. La décision de relogement s'est donc imposée comme une mesure de prévention incontournable.« La récupération des assiettes foncières est essentielle pour les réaffecter à des projets de développement et d'utilité publique, transformant ainsi le risque en opportunité ». La complexité d'une telle opération en milieu urbain a nécessité la mobilisation d'un dispositif intersectoriel significatif, incluant l’entreprise Nadhif com pour l'assainissement, l’OPGI, la Direction de l’Urbanisme, ainsi que la Protection Civile et un important dispositif sécuritaire. Des mesures conservatoires ont été appliquées lors de la démolition afin de prémunir le voisinage contre d’éventuels dommages collatéraux. L'engagement des autorités est clair, poursuivre les travaux jusqu'à l'éradication totale de toutes les constructions classées en « zone rouge » sur le territoire communal. L'ambition de ce programme va au-delà de la seule démolition. Les sites récupérés dans le tissu urbain sont destinés à accueillir de nouveaux équipements publics. L'exemple le plus notable concerne le terrain de l'ancien « Silo » (cité Aissat Idir), d'une superficie de 400 m2. Selon le Président de l'APC, l'organisme Urbat a déjà réalisé le levé topographique de ce site, et une étude d'aménagement est en cours pour le transformer en espace vert. Cette décision illustre une volonté de privilégier la qualité de vie et le poumon écologique en cœur de ville, substituant un foyer de danger par un lieu de détente et de sociabilité. Parallèlement à la démolition, la question du logement social locatif demeure une préoccupation centrale. La Chef de Daïra a exprimé sa satisfaction quant au déroulement serein du relogement initial et a annoncé l'affichage prochain d'une première liste de bénéficiaires.



