Accidents de la route à Sidi Bel Abbes. Tragédies nocturnes et spectre de la mortalité routière

La série d'accidents routiers survenus ces dernières 24 heures dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, bien que n'ayant pas causé de pertes humaines, soulève des questions pressantes sur la sécurité routière et la vulnérabilité de la jeunesse face au danger. Les interventions des unités de la Protection Civile de Telmouni, Telagh, et Benachiba Chelia révèlent un tableau sombre d'incidents qui, par leur nature, interpellent sur la nécessité d'une réflexion plus profonde et d'actions concertées. L'incident le plus grave, en termes de bilan humain selon un communiqué des services de la protection civile, s'est déroulé sur la route nationale 92, reliant Belarbi à Oued Sefioune. Une collision entre deux véhicules de tourisme a laissé trois jeunes hommes, âgés de 20 à 26 ans, avec de multiples blessures. Transportés d'urgence à l'hôpital universitaire Abdelkader Hassani, leur sort met en lumière la fragilité de la vie face à la vitesse et à l'imprudence. Le profil des victimes, de jeunes adultes, résonne comme un écho tragique à l'échelle nationale, où les accidents de la route demeurent la principale cause de mortalité chez les 15-29 ans. Parallèlement, la route nationale 13 a, quant à elle, été le théâtre de deux autres incidents marquants. À l'aube, près de Tighalimatt, un véhicule a dévié de sa trajectoire pour percuter un arbre, blessant une personne à la jambe. Plus tard dans la matinée, un camion s'est renversé à proximité de la forêt de Bouhariz. Bien que cet incident n'ait pas fait de blessés, il illustre la diversité des facteurs de risque, du comportement humain aux conditions de la route et à l'état des véhicules lourds. Enfin, un autre accident sur la RN 92, près d'Oued Sefioune, a impliqué la sortie de route et le renversement d'un véhicule, laissant une victime avec une blessure à la tête. Cette succession d'événements, loin d'être anecdotique, dessine une réalité où le risque est omniprésent. Ces événements ne sont pas de simples faits divers. Ils sont des symptômes d'un problème systémique qui exige une réponse multidimensionnelle. Au-delà des interventions d'urgence et des soins médicaux, la répétition de ces drames appelle à un examen critique des infrastructures routières, des politiques de prévention et de la sensibilisation du public. Comment pouvons-nous, en tant que société, protéger nos jeunes et rendre nos routes plus sûres ? La question n'est plus de savoir si le prochain accident aura lieu, mais de comprendre pourquoi il se produit et comment y mettre fin.


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