A Mostaganem et à l’instar des autres wilayas, la politique de création d’entreprises naissantes est un projet qui repose sur une vision s’orientant sur la promotion de l’économie nationale. Cette stratégie préconisée par les pouvoirs centraux privilégie, surtout, l’implication de jeunes universitaires. Les universitaires par la création de projets novateurs et à fort potentiel de croissance se considèrent comme levier capital pour l’économie nationale. Ce concept nouveau est créé pour participer à l’essor économique du pays. C’est ainsi qu’à partir d’un décret de loi n°20-254 du 15 septembre 2020 fixant les modalités de création d’un comité national de labellisation des start-ups pour le suivi des projets innovants et des incubateurs ainsi que les missions et le fonctionnement de cet organe. En effet, à l’Université Abdelhamid Ibn Badis de Mostaganem, des efforts colossaux ont été déployés pour mettre en exergue des mécanismes d’accompagnement au profit des étudiants porteurs de projets. Un énorme chantier s’est installé à la Maison de l’Entrepreneuriat avec à la clé de la formation, de l’accompagnement, de l’évaluation et de la coordination garantissant ainsi la labellisation des projets innovants déposés. En 2025 on est arrivé à une soixantaine d’entreprises naissantes dans divers secteurs. Ces start-ups d’un niveau appréciablement édifiant prêtes à s’installer sur le tissu économique. Les diverses visites ministérielles ont témoigné des efforts consentis par les procédés d’accompagnement non seulement de l’université mais aussi des instituts de la formation professionnelle. C’est vrai que les jeunes entrepreneurs à Mostaganem ont bénéficié, après labélisation, d’aides financières pour clore leurs projets. Tous les secteurs stratégiques de l’économie ont été couverts par des projets innovants. Parmi les soixante nouvelles entreprises, il y a celles qui ont œuvré dans le secteur de l’énergie, dans l’agriculture, dans la robotique, dans l’industrie, dans les services et dans le transport, etc…Toutefois, la réalité de ces entreprises est morose car sur le terrain, elles deviennent invisibles pour ne dire que cela. La majorité de celles labélisées n’activent pas et cela pour de multiples raisons. En se penchant sur la problématique, nous nous sommes rendus compte que ces entreprises naissantes se sont d’abord confrontées, à Mostaganem, à un climat des affaires quasi nul. D’autres n’ont pas pu avoir le soutien des grosses entreprises, certaines ont été vraisemblablement victimes de l’inadaptation des codes du marché, quelques-unes ne sont pas arrivées à vendre leur technologie. Face à cet état des lieux et à l’absence d’évaluation, tout porte à croire qu’un maillon a dû manquer à la chaîne. Cependant, dans la wilaya, une partie des porteurs de projets se retrouvent aujourd’hui demandeurs d’emplois. Faut-il rappeler que le facteur évaluation, qui fait défaut, pouvait sauver la face et réfléchir sur les solutions à apporter à ces entreprises moribondes.
Start-ups à Mostaganem. Le maillon manquant à la chaîne
- par Charef Kassous
- Le 25 Août 2025
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