Environnement. Charrettes et extensions illicites, un cadre de vie hideux

Une vaste campagne a été décidée par l'ancien wali d’Oran, visant à chasser du tissu urbain d'Oran les charrettes et les véhicules hippomobiles, la rue Oranaise témoigne d’un laisser-aller dont les conséquences sont souvent dangereuses. Dans l’interminable guerre entre le légal et l’informel, c’est souvent l’illicite qui a le dernier mot. Le commerce informel, dont les charrettes, de vente de fruits et légumes entre autres, affectent les différents coins de la ville. Cette forme de commerce est une aubaine pour ces marchands clandestins qui, en fin de journée, laissent derrière eux un dépotoir à ciel ouvert, tout comme dans les cités et quartiers de la ville. L’anarchie est devenue un fait tellement banalisé qu’on ne s’en rend même pas compte. Des charrettes en plein cœur de la ville, pourtant il y a eu toujours des arrêtés d’interdiction aussi, mais à aucun moment on est venu à bout de ce phénomène qui défigure l’esthétique de la ville d’Oran. Malheureusement le cas a toujours été traité d’une manière sommaire pour ne pas dire superficielle, l’interdiction des charrettes à l’intérieur du tissu urbain est devenue un impératif, pour une ville qui aspire à entrer dans le gotha des grandes cités méditerranéennes. Outre le phénomène des charrettes, d’autres faits qui enlaidissent l’image de la ville. Il s'agit des extensions anarchiques réalisées au bas des immeubles. Les occupants ont défiguré les devantures des immeubles, ce phénomène a pris une ampleur exécrable et démesurée sans pour autant susciter une quelconque réaction à même de mettre un terme à ce massacre urbanistique. Il importe de noter que le phénomène des extensions illicites se pose avec acuité dans la municipalité d’Oran au même titre que les autres communes de la wilaya. S’il est vrai qu’on construit désormais de moins en moins illégalement dans le pays. Il n’en demeure pas moins vrai que crier tôt victoire serait aller vite en besogne. Les communes qui gèrent ce lourd dossier ne devront pas baisser la garde.


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