Poivron, haricots verts, tomate et viandes blanches. Folie des prix, méfiance agrandie des consommateurs

Contrairement à ce qu’espérait le consommateur lambda, les prix de légumes les plus prisés comme la courgette, la tomate les haricots verts et le concombre, les carottes, les navets et le piment, sont cédés entre 90 et 136 voire 200 da le kilo, il n’en demeure pas moins que les courgettes, la laitue et les haricots verts sont entre 1100 et 450 da le kilo, avec le constat amer concernant la hausse exceptionnelle des prix du poivron cédé avant le mois de Ramadhan à 130 et 140 da le kilo et qui flirte aujourd’hui ace les 200 da. Depuis le début du mois sacré, le pauvre consommateur nourrit l’espoir d’une clémence des prix des légumes et des viandes puisque et contre toute attente et à la surprise des consommateurs ces derniers sont montés comme une flèche et rien n’augure qu’ils vont connaître un fléchissement du moins durant les dix à 15 premiers jours du ramadhan, selon un opérateur de la filière agricole. Ce qu’il en coûte par la pratique de tels prix qui forcément n’arrange pas les affaires du citoyen au revenu modeste, est cette méfiance sans cesse agrandie des acheteurs vis-à-vis des vendeurs dans les marchés tellement les prix paraissent bien à des égards loin de ceux qui ont été fixés par l’Etat. Un certain sentiment d’exaspération commence en effet à s’emparer du simple consommateur juste à la vue de prix gonflés pour les circonstances dans les marchés des légumes et de viandes. Pour les viandes, on n’en revient pas puisque la viande blanche qui est la plus accessible aux ménages au revenu faible est depuis le début du mois sacré cédée entre 400 et 450 da le kilo, de quoi se laisser pousser les cheveux tellement que ces prix sont loin d’être normaux alors que le marché local abonde en ce produit indispensable au menu quotidien du ramadhan. Cet acharnement déguisé des prix pratiqués par des vendeurs indélicats et sans scrupule renseigne ni plus ni moins sur le comportement d’une catégorie de commerçants sans foi ni loi durant ce mois censé être de piété d’entraide et de miséricorde.


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