Il est vrai que les oranais n’ont pas manqué de viandes rouges et blanches importées durant ces quatre premiers jours du mois de ramadhan mais à quel prix fallait-il en acquérir ? Un spécialiste considère que manger sans viande durant un seul jour du ramadhan a plus d’effets que de manger avec 100% de viande de qualité reprochable. Les consommateurs ont trouvé leur salut en ces quantités en abondance de viandes actuellement disponibles au niveau des boucheries avec, cependant, des prix nettement au-dessus du pouvoir d’achat car oscillant pour certains d’entre eux, entre 2300 et 3000 da le kilo, raison essentielle qui a incité ces derniers à se rabattre sur la viande bovine importée à 1200 da. De plus en plus, on entend parler de fermeture temporaire depuis janvier dernier des marchés à bestiaux dans les wilayas concernées par la lutte contre la fièvre aphteuse comme Tiaret ou Constantine. Seules les viandes destinées aux abattoirs et dûment accompagnées de certificat vétérinaire, sont depuis exemptées de cette interdiction. Cet état de fait a contraint les consommateurs à recourir à la viande importée au prix fort après la décision du ministère de commerce de renforcer le marché local par des viande rouges et blanches importées pour satisfaire une demande, a priori, considérable durant ce ramadhan et la réduction drastique de production de la viande locale. «Les différentes gammes de viandes importées proposées par les bouchers du marché de la bastille et les supérettes comme Bleu Blanc et Maraval sont à des prix exagérées par rapport au pouvoir d’achat du consommateur qui ne se permet pour autant d’en assurer la quantité suffisante pour son menu quotidien durant ce mois de piété» a confié un client dans une supérette. Ceci dit, la rareté de la viande locale constituait jadis une alternative à la viande importée de plus en plus chère et inaccessible aux foyers au revenu plus ou moins modeste.
Faiblesse de la filière viande locale sur le marché. Retour en force de la viandes rouge importée
- par B. Habib
- Le 03 Mars 2025
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