Passants, riverains et visiteurs de la ville de Saida qui empruntent les artères principales du Centre-Ville sont sidérés par l'état des lieux. Tous s'accordent à dire qu'il est devenu un dépotoir à ciel ouvert et qu'il est susceptible de lui donner un attrait digne d'une ville qu'on qualifie de porte du Sud, quitte à heurter certaines sensibilités. Le Centre-Ville a été carrément abandonné par toutes les Assemblées communales qui se sont succédé. Il n'a bénéficié d'aucune attention de leur part. Aujourd'hui, délabré par les vicissitudes du temps, le Centre-Ville n'a connu aucune métamorphose significative à la hauteur d'une Ville qui abrite quand même plus de 250.000 habitants. Mieux encore, des immeubles contrastent paradoxalement avec les anciennes bâtisses restées en l'état depuis le départ des colons français et les juifs. Ces immeubles jouxtant les deux principaux boulevards, Gambetta et l'Indépendance, sont dans un état de délabrement tel qu'ils offrent aux visiteurs un aspect rébarbatif. Au milieu du Centre-Ville se trouve une ex-maison de tolérance datant de l'époque coloniale et dont l'emplacement à cet endroit commence à susciter des interrogations empreintes de la réprobation des riverains et même des passants.