Les citoyens de la ville de Mostaganem ont longtemps été incommodés par la débandade instaurée au centre-ville depuis presque deux décennies. Une anarchie provoquée par le commerce informel qui a engendré un chambardement caractérisé dans le cadre de vie des habitants de la municipalité. Un commerce informel qui s’est imposé, des années durant, au centre-ville , clochardisant sa réputation de ville éminemment touristique.
Tous les espaces ont été occupés par tous types d’activités illégales exercées sans registre de commerce. Allant du pain sur les trottoirs sans aucune condition d’hygiène, des vêtements, chaussures et d’autres articles entravant la circulation des piétons au niveau des arcades et des trottoirs et de la chaussée. En été, ce sont les vendeurs de fruits qui s’installent à même les escaliers, empêchant les personnes âgées d'emprunter le passage. Un «Bengladesch» qui a duré trop longtemps et son installation est devenue un droit. Selon le souvenir de certains citoyens, ce problème a débuté avec l’esprit de tolérance des élus qui permettait à ces commerçants désobligeants d’occuper même l’espace vert de la place du 1er novembre 1954. Faut-il signaler qu’une grande partie de ses revendeurs ne sont pas résidents de la ville. Selon nos informations, ils repartent chez eux en fin d’après-midi, entreposant leurs marchandises, pour la nuit, au niveau des locaux des toilettes publiques et dans d’autres endroits concédés par l’Etat (exemple à Derb).
Ceci a longtemps encouragé ce type d’activité qui impacte, sévèrement, le commerce légal au niveau de la fiscalité. En dehors des conditions d’hygiène, des problèmes de contrefaçon, du manque à gagner pour le fisc, le commerce informel a gangréné le cadre de vie des riverains du centre-ville. L’APC de Mostaganem doit, à son tour, prendre le taureau par les cornes, pour assainir les voies, les arcades et la chaussée la rendant aux piétons. Aujourd’hui, une décision casse-cou, doit redonner au centre urbain son charme d’antan car sans cela les citoyens vont bouder ces espaces qu’ils considèrent hasardeux. Aujourd’hui, le wali, qui de par une vision moderniste, s’est investi pour moderniser le chef-lieu, a débarrassé le centre-ville de cette clochardisation prononcée au centre même d’une ville.
Sur les réseaux sociaux, la majorité des habitants ont salué la décision du wali comme ils s’accordent tous à rappeler à la commune que leurs places c’est à l’intérieur des marchés de proximité pour lesquels l’APC a dépensé beaucoup d’argent et qui, actuellement, sont désertés, comme ils sont content de se débarrasser d’un commerce corrompant l’environnement du centre de Mostaganem.
Commerce informel à Mostaganem. La ville se débarrasse de la clochardisation
- par Charef Kassous
- Le 22 Février 2025
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