La question de l’accès des Associations aux établissements scolaires a été définitivement tranchée, ce lundi, lors d’une rencontre du wali d’Oran, M.Samir Chibani à la Mosquée Pole «Ibn Badis», avec la société civile et le mouvement associatif. Dans une réponse ferme et explicite, à une question posée par des présidents et présidentes d’Associations locales, à propos d’une certaine difficulté d’accès dans un établissement scolaire et de correspondances faites au responsable du secteur, restées, selon eux, sans suite, le premier responsable de la wilaya a insisté pour dire qu’«à l’exception des Associations de parents d’élèves, l’école et les établissements scolaires d’une manière générale qui sont un «haram sacré», sont quasiment et formellement «interdits» à toute organisation étrangère à l’établissement scolaire et aux Associations. Le ministère de l’Education serait en principe chargé d’agréer les Associations qui ont droit de pénétrer dans les établissements. Or, aujourd’hui, il semble que les textes et les conditions d’attribution de ces autorisations seraient cependant mal interprétés par certaines Associations. Il s’ensuit alors qu’un directeur de l’éducation a, par conséquent, le droit de refuser qu’une Association entre dans un des établissements sous sa gérance. C’est comme un maire qui refuse l’accès ou l’utilisation d’une salle municipale à un parti politique ou à une Association à caractère politique. Pour autant, un maire peut-il refuser de prêter une salle pour une activité associative, en raison de la nature ou du statut de celle-ci? Un directeur de l’éducation est le seul en principe qui a vocation d’interdire l’accès, dans un établissement, à une Association ou de confier une salle ou un local d’un établissement, pour une activité ou un évènement d’ordre associatif. Le wali Samir Chibani a levé le voile sur une certaine «pratique» devenue courante et qui pousse une Association à demander ou à écrire à qui de droit, pour pouvoir pénétrer dans une école, un CEM ou un lycée. Le wali dira que les textes sont mal interprétés par les Associations. «En aucune manière et quel que soit le motif, une Association, si elle n’a pas le caractère dévolu, est interdite dans un établissement éducatif», a-t-il mis en garde plusieurs fois. A présent et sous réserve de dispositions, il semble d’une manière exhaustive et précise d’ailleurs que les Associations sont, par la force de la loi et des dispositions réglementaires en vigueur, «interdites» dans les établissements scolaires et ce, au même titre que les organisations et les syndicats, à l’exception des Associations de parents d’élèves qui, du point de vue de leur statut, ont la vocation principale de défendre les intérêts moraux des parents d’élèves et d’assister par exemple aux Conseils de classe en coordination avec la Direction de l’établissement scolaire. Le wali, Samir Chibani, qui a répondu aux Associations ayant soulevé cette importante question, a expliqué que c’est pour éviter aux élèves d’un établissement scolaire qui est un «haram» (Sacré), d’être perturbés, pour se concentrer uniquement sur les programmes scolaires. Par conséquent, comment une Association peut-elle aider les élèves à devenir des citoyens ou à se prémunir contres les fléaux sociaux? Là aussi, le wali d’Oran a suggéré qu’une Association à caractère autre que celui des parents d’élèves, «peut, à titre exemple, organiser une activité associative de sensibilisation à l’extérieur d’un établissement scolaire». Dans une manière appropriée, une Association peut utiliser ou louer son local pour lequel elle a été agréée.
A l’exception d’une Association de parents d’élèves. Le wali d’Oran: «Un établissement scolaire est un «haram sacré» interdit aux Associations»
- par B. Habib
- Le 28 Janvier 2025
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