Société civile à Mostaganem. Lancement des débats sur le projet de loi des associations

Ce samedi 25 janvier, une rencontre régionale a regroupé, au niveau de la maison de la culture "Ould Abderrahmane Kaki", le mouvement associatif de trois wilayas soit Relizane, Mascara et Mostaganem. Cette rencontre s’inscrit dans la large consultation nationale, au profit des associations, pour enrichir l'avant-projet de la loi organique fixant les conditions, les modalités de gestion et de création des associations, lancée ce mois en cours par l’Observatoire National de la Société Civile (ONSC). Dans une salle archicomble et une organisation optimale, les représentants du mouvement associatif, soit membres de fédérations, de conseils nationaux, d’organisations nationales, de syndicats, d’associations estudiantines, de comités de quartiers et d’associations de divers horizons, sont venus pour construire le débat sur le programme et les objectifs de cette consultation. Une présence très attentive mais surtout très engagée pour débattre sur ce que rapporte l’avant-projet, ce qui a suscité un intérêt très manifeste du fait que l’ensemble des associationnistes devaient profiter de cette opportunité afin de donner des avis sur ce qu’endure le mouvement associatif durant ses activités bénévoles. Suite à une présentation succincte des différents chapitres du projet, le débat a été entamé en présence d’une équipe de juristes dont la tâche était de cadrer les propositions dans toute leur dimension afin de les nuancer légalement. Cinq académiciens de diverses spécialités juridiques ont suivi les interventions des responsables d’organisations non gouvernementales. Tous ont compris que cette démarche vise à conforter le rôle des associations dans le développement socioéconomique du pays, tout en assurant la conformité dans la gestion des affaires des associations. Une fois le débat lancé, les responsables associatifs ont largement évoqué autant leurs préoccupations, les problèmes inhérents à la relation avec l’administration, le financement que la formation, suggérant ainsi des changements. Afin de concéder au mouvement associatif sa place sur l’échiquier social et économique, beaucoup d’intervenants croient qu’il était temps de remettre les pendules à l’heure. Certains ont applaudi cette démarche surtout au moment où ils se sont sentis consulter ce qui prédit des changements dans l’activité associative en Algérie. Pour d’autres intervenants, ce nouvel apport s’inscrit dans les réformes préconisées par Mr Abdelmadjid Tebboune, Président de la République car c’est de par cette volonté de couvrir tous les aspects de création et de régulation d’associations, que l’on mettra en place un cadre juridique adéquat à la vision des pouvoirs centraux. La nouveauté présentée dans ce projet de loi réside dans l’évocation d’un cadre spécifique pour les associations qui veulent s’impliquer à l’international, soit établir des échanges avec les ONG étrangères. Celles-ci qui doivent être installées en Algérie, doivent avoir au sein de l’AG au moins 25 membres fondateurs dont 10 étrangers, résidant légalement en Algérie. Cette mesure vise à garantir leur conformité aux lois algériennes. Faut-il enfin souligner que cette occasion a dévoilé un dévouement attesté des représentants d’associations, pour la construction d’un tissu associatif fort et utile à l’expectative de construire la nouvelle Algérie.


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