Ces jours-ci, la ville de Mostaganem vit malencontreusement une scène de pillage de mobilier urbain sans précédent. Sur l’ensemble du périmètre urbain de la ville de Mostaganem, on assiste, au quotidien, à des scènes de pillage inqualifiables. Le phénomène s’intensifie car on pille, on dégrade, on dépouille la cité de ses biens, sans que personne ne s’en soucie. Ce qui se passe à Mostaganem, prend une ampleur démesurée. Attirés par le gain facile, par la revente, les voleurs activent et trouvent une facilité déconcertante à arracher, démonter, charger des métaux de tous genres. A Mostaganem, on dérobe des avaloirs, des plaques d’indication routière, des barrières de chantiers, des panneaux d’abribus, des haies des stades de proximité, des supports de toboggans et même des portails de mosquées. La nuit, on pique tout ce qui est vendable, en utilisant des camionnettes sans craindre rien ni personne. Personne ne sait qui est à l’origine de ce marché juteux, personne ne sait qui achète le produit de l’incivisme. Des réseaux de voleurs des biens de la municipalité s’amplifient car les dégâts sont effarants. Ces derniers se spécialisent dans la dépravation de ce qui est utile aux citoyens… le mobilier urbain. Tous s’accordent à dire que ce qui se passe, n’est chose normale, car le fléau ne s’arrête pas et les voleurs restent impunis. Ce qui ne s’explique pas pour le citoyen lambda, c’est la croissance de ces réseaux de voleurs qui pillent des objets volumineux qui les chargent et les transportent dans l’impunité la plus totale. Les voleurs visent gros car les receleurs, ceux qui amassent les tonnes de métaux, le font sans y être autorisés. Depuis Mostaganem, on envoie vers l’acheteur des tonnes de métal via la route, mais les sites de stockage semblent être inconnus. Les receleurs achètent et on encourage le pillage et c’est fastidieux pour le Trésor public. On a tous remarqué que la majorité des avaloirs, existant sur le tissu urbain, ont été volés et remplacés par de vieux pneus…. qui sont mis sur le vide afin d’éviter les accidents. C’est ahurissant de constater que là où il y a de l’argent, il y a des espèces de réseaux même non structurés mais ils existent bel et bien. Ceci signifie tout simplement que ceux qui achètent le mobilier soustrait à la ville, connaissent parfaitement sa provenance. Par conséquent, ceux-là sont des receleurs, donc condamnables. Ces réseaux ne pourraient pas être invisibles puisque des convois incessants de trailers transportent les déchets ferreux vers cette destination connue. On parle de réseaux, c’est presque certain, car là où il y a de l’argent facile à gagner, on s’y met même si la loi l’interdit. Des camionnettes, des charrettes et autres déambulent dans la ville avec un chargement de déchets, sans s’inquiéter et personne ne voit rien. Le constat est sans appel. Ce fléau, singulièrement coûteux pour le Trésor public et étrangement embarrassant, doit être banni par l’installation de la télésurveillance. Un investissement qui mettra, sans nul doute, fin au massacre. Il faut rappeler que cette situation mutile le cadre de vie pour lequel certains ont travaillé dur. Mostaganem doit se débarrasser de ses énergumènes qui volent, saccagent et ruinent la cité pour deux sous.
Incivisme à Mostaganem. Le pillage du mobilier urbain enlaidit la cité
- par Charef Kassous
- Le 14 Janvier 2025
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